(Bound to Secrecy, 2006)
Traduction : Xavier Luffin. Langue d’origine : Néerlandais/Anglais
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Région de Wologizi dans le nord de Liberia, prêt de la frontière. William Soko Mawolo, représentant de l’état mandaté pour le gouvernement, vient de la capitale pour élucider le mystère de la disparition de Tetese, le chef de coutumes. Selon les témoignages, le vénérable homme se serait évanouit dans l’air lors qu’il se reposait sur son hamac. Mawolo devra mener l’enquête sur cette étrange disparition, tout en se confrontant à la méfiance des anciens et d’une bonne partie de la population locale, opposée à céder plus de pouvoir aux autorités gouvernementales.
L’enquête déraille face aux coutumes :
Je ne dispose malheureusement pas du titre néerlandais (L’auteur y habite depuis 1993) avec lequel le roman fut publié initialement, mais dans tous les cas je ne comprends pas trop le titre de l’édition française. Je veux dire, traduire le titre anglais ‘Bound to Secrecy’ (‘Tenu au secret’) par un autre titre aussi en anglais, ‘Borderland’, qui ne rime pas avec grand-chose dans la narration… comment dire ? hello ?
Moyennant une enquête plutôt confuse qui inclut certains éléments énigmatiques pas trop clairs, le roman met en scène les préjugés adressés contre celui qui vient de l’extérieur, la méfiance vis-à-vis tout ce qui implique un changement, et la rébellion face au pouvoir central. Ce climat inquiétant grandit autour de l’enquêteur, et l’angoisse progresse au fur et à mesure que le roman avance vers son dénouement, qui est finalement assez prédictible. J’ai trouvé le protagoniste un peu trop opaque et détaché comme pour m’intéresser à son quotidien, et les nombreux personnages secondaires pas assez détaillés comme pour apporter quelque chose de consistent à la narration.
Le récit permet quand même d’avoir un aperçu intéressant de la vie et des mœurs dans ce pays assez méconnu de l’Afrique. Bon mais sans plus.
Citation :
« Ce spectacle le fascina. La ville frontière était endormie, sous l’emprise de la chaleur. Durant le voyage qui l’avait mené jusqu’à cette ville, l’étranger avait caressé l’idée de se laisser envoûter, comme ces vieillards, par le charme léthargique de la chaleur, sans se soucier du reste du monde. »








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