(Call and response, 2023)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de nouvelles :
Recueil de nouvelles centrées sur des liens de famille ou d’amitié, presque toutes protagonisés par des jeunes femmes face aux défis menés par le contraste entre le monde moderne et urbain et l’univers et la culture traditionnels. Les nouvelles sont situées dans des villes comme Gaborone, la capitale du Botswana, ou Serowe, la ville dont l’écrivaine est originaire.
Impressions sur la condition féminine dans le Botswana moderne :
Les sujets de ces histoires seront les liens de famille et les relations d’amitié de la femme Botswanaise contemporaine. Ces thèmes s’articulent autour des changements de mœurs d’une société qui avance vers la modernité même si l’influence des traditions est encore présente. Les relations humaines sont décrites par ce que l’on dit, ce que l’on tait, ce qui arrive lors qu’on franchit certaines lignes, et par ces situations qui nous permettent d’avancer dans la communication avec l’autre. C’est l’idée qu’il y a derrière le titre, ce dialogue presque musical entre deux êtres humains, cette double note qui fait que nos actions-questions puissent déclencher une action-réponse chez ceux qui nous entourent.
Dans un style lent et subtil qui peut faire penser à celui de la canadienne Alice Munro, les histoires présentent les personnages dans leur quotidien, les accompagnant pendant un bout de chemin, documentant leurs vies souvent banales, et soulignant les changements auquel ils font face, le long des années. Mais, à différence de la prix Nobel Canadienne, les nouvelles de Gothataone Moeng ne proposent pas une destination final claire. Très souvent, elles finissent abruptement à un moment, comme elles auraient pu finir à un autre. Même si l’écriture est très belle et les personnages sont touchants, ce manque de structure et de direction peut empêcher ces nouvelles de vraiment soulever l’intérêt du lecteur, bien que certains peuvent apprécier justement ce côté ‘impressionniste’.
Mon histoire favorite est sans doute ‘Small wonders’, où une femme veuve qui a porté des habilles de deuil pendant une année comme demande la tradition, hésite maintenant à enlever cette contrainte vestimentaire avec laquelle elle se sent en réalité protégée. Sans traduction française pour l’instant, l’ensemble est relativement irrégulier même si très bien écrit.








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