(لعوالم مجهولة /Khara’it li-ʿawālim majhūla, 2002)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Arabe
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte cette courte nouvelle :
La nouvelle raconte une journée dans la vie d’un petit garçon orphelin et de sa petite sœur infirme, qui vivotent dans la rue d’une ville soudanaise. La petite sœur a les jambes paralysées et le garçon doit la porter toute la journée. Mais ce n’est pas cela qui épuise le jeune enfant : c’est que sa sœur n’arrête pas de le mépriser et de le blâmer pour tout, lui faisant porter le fardeau de toutes les misères qu’ils supportent dans leur vie. Même s’il n’en peut plus des réprimandes de sa sœur, le jeune garçon ne semble pas capable de la quitter, par pitié pour son handicap.
Dickens au Soudan :
C’est une nouvelle très courte et très dure, écrite avec énormément de sensibilité, de finesse et d’intelligence narrative. Les conditions dans lesquelles vivent ces enfants orphelins sont terribles et leur quotidien est plus qu’invivable. Même si le véritable ennemi est la misère, leurs querelles quotidiennes peuvent faire chavirer l’équilibre de leur relation, aggravant encore davantage la précarité de leur situation.
La nouvelle adopte le point de vue du garçon et, dès son réveil au début du récit, le lecteur découvre peu à peu sa détresse et la relation complexe qu’il entretient avec sa sœur. Le récit dépeint de façon très réaliste la vie des enfants des rues dans une ville soudanaise. Gaetano est née à Khartoum de parents sud-soudanais, mais elle est depuis retournée à Djouba, la capitale du Soudan du Sud.
La nouvelle fait partie du recueil « زهور ذابلة » (Zuhūr dhābila, Fleurs fanées), publié en 2002. La version française, traduite par Xavier Luffin, est incluse dans l’ouvrage collectif Nouvelles du Soudan, publié chez Magellan & Cie à Paris en 2009.
Citation :
« Elle disait cela en serrant encore plus fort ses mains autour de son cou, puis un long calme succédait à cette dispute infernale. Elle restait assise sur lui sans qu’il puisse voir ce qu’elle faisait, il naviguait dans les rues comme un bateau à la voile rapiécée, fendant les flots de cette mer de l’oubli, traçant sa route sur le temps qui s’écoule, ce temps meurtrier et meurtri à la fois. »








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