Inventaire non académique de romans du monde publiés depuis 1800, sans spoilers

Littérature des 5 continents : AfriqueCôte d'Ivoire

En attendant le vote des bêtes sauvages

Ahmadou Kourouma

(1998)
Langue d’origine : Français
DNF (Lecture non finie)

Ce que raconte ce roman :

Le long de six veillées honoraires, le conteur raconte l’enfance, l’ascension au pouvoir et le règne de Koyaga, président-dictateur de l’imaginaire République du Golfe. Fils d’un guerrier légendaire qui avait fait la première guerre mondiale avec l’armée française, Koyaga s’engage à son tour du côté français dans la guerre d’Indochine, pour revenir dans le Golfe au moment de l’indépendance, et devenir chef suprême par un coup de hasard. Il rallongera sa présidence despotique le long de trente ans, à coup de terreur, conspirations, complots, et purges indiscriminées.

Résumé des autocraties africaines :

En utilisant comme à fil conducteur la figure romancée de plusieurs dictateurs africains, notamment Gnassingbé Eyadema, président-dictateur du Togo pendant presque quarante ans, Kourouma passe en revue l’histoire africaine et le conflit colonial, sans ménager la critique ni la dérision.

C’est fabuleusement bien écrit, mais le sujet n’accrochera pas forcement le lecteur, il y a peu de personnages percutants, le développement narratif est peu intéressant, et le livre tourne tout le temps autour du même sujet. Le style est impeccable et le langage est d’une rare beauté, mais on s’ennuie mortellement, du coup j’ai abandonné ce livre après 100 pages (il en fait presque 400), car j’avais lu que la première partie était la meilleure et que la deuxième partie était plus creuse et redondante encore. Avant que cela traine d’avantage, j’ai préféré arrêter, chose que je fais que très rarement, du coup je ne peux pas me prononcer sur la qualité du livre, certaines critiques l’encensent, et ils ont peut-être raison.

Aussi assommant que bien écrit.


Citation :

« Quand, au moment de la séparation entre deux individus, personne ne ressent de regret, la séparation est arrivée trop tard. »

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