Littérature des 5 continents : AfriqueMali

Le Devoir de violence

Yambo Ouologuem

(1968)
Langue d’origine : Français

DNF (Lecture non finie)

Ce que raconte ce roman :

Dans l’empire de Nakem, le siècle XVe voit naître la dynastie des Saïfs, qui s’entendra lors des siècles suivants, dans une épopée marquée par la violence, la barbarie et l’ambition démesurée du pouvoir. Lors que les français arrivent sur place au début du siècle XXe, l’histoire de ce royaume légendaire continuera à s’écrire avec du sang.

Épopée unique d’un auteur maudit  :

C’est osé, débordant de thèmes, possédant un imaginaire fertile, et superbement écrit, mais pour le lecteur intéressé mais un peu lambda que je représente, ‘Le devoir de violence’ risque d’être une bonne corvée, sinon directement une œuvre très indigeste. Des pages et des pages avec des noms, des luttes de pouvoir, des combats, des complots, des assassinats et de la violence, sans que la narration s’attarde à nos montrer le côté humain des protagonistes de l’épopée. Pendant la lecture du 20 per cent que j’ai pu finir je n’ai pas réussi à m’attacher à aucun des personnages, dont la destinée semble importer peu. Le lecteur risque de devenir indifférent face à des morts atroces.

Évidemment l’intrigue n’est pas la clé du roman, car c’est dans le terrain des idées et du style de la prose qu’il semble conquérir un lecteur plus intellectuel. L’idée central du roman dérange fortement car le récit prône un certain déterminisme du peuple africain pour la violence. L’idée de la noblesse et pureté du peuple africain qui périclite à cause de la colonisation est totalement mise à mal ici. Selon Ouologuem, l’Afrique avait déjà semé la graine de son autodestruction plusieurs siècles avant l’arrivée des colonisateurs.

Malgré un succès de critique initial, Prix Renaudot 1968 inclus, les attaques contre le roman ne tardèrent pas à s’acharner, critiquant autant ce parti pris anti-négritude, que l’accusant de plagiat. Entre autres il aurait copie des passages entiers de ‘Le dernier des justes’ d’André Schwartz-Bart. Malgré les prix, les critiques feront que le roman soit retiré de la circulation. Abusé par la déferlante international de haine à son égard, Ouologuem n’écrivit plus et quitta la France pour rentrer au Mali en toute discrétion, où il resta encore plusieurs décennies dans l’oubli, jusqu’à sa mort en 2017.

Le personnage de T. C. Elimane dans ‘La plus secrète mémoire des hommes’ de Mohamed Mbougar Sarr s’inspire totalement de cet écrivain maudit, son succès météorique et sa chute en disgrâce aussi vertigineuse, ainsi comme du mystère de sa vie après son retour à en Afrique.

J’ai abandonné la lecture après seulement un cinquième du livre, donc mon avis compte peu. C’est peut-être fabuleux, mais je n’ai pas réussi à connecter avec la narration à aucun moment. Cette lecture fut laborieuse et très ennuyante dès le départ.

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