(2005)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de récits autobiographiques :
Nimrod raconte son retour au Tchad à la demande de sa mère, pour s’occuper de la pierre tombale de son père décédé, un pasteur luthérien qui avait marqué la vie de Nimrod contribuant décisivement à bâtir son identité. Laissant sa femme et ses enfants à Paris, l’écrivain appréhendait ce retour, mais il commence à reconnecter avec le pays de sa jeunesse au fil de ses rencontres et déambulations.
Retour au Tchad :
Moitié roman moitié collection de récit autobiographiques, ‘L’or des rivières’ retrace à la première personne le retour dans la patrie du propre écrivain après son exil en France. Nimrod décrit autant les sensations qui le transpercent dès son arrivée à l’aéroport de N’Djaména, que chaque rencontre et chaque lieu qu’il retrouve lors de son séjour. Plusieurs émotions l’assaillissent et des souvenirs refont surface, comme ses premiers émois amoureux en tant qu’écolier, où des simples moments du quotidien vécus en famille. L’ombre du père disparu est présente dans la plupart du récit, souvent filtrée à travers le deuil et la solitude de la mère.
Le thème du retour à la patrie et de l’identité est central, mais aussi celui de la transmission et de l’absence du père. L’ensemble est un peu décousu et ne semble pas avoir une structure claire qui puisse donner solidité à la narration, même si le langage est très beau, recherché et riche en métaphores. L’œuvre est habitée par un sentiment poétique marqué qui baigne le récit dans une douce nostalgie.
Citation :
« Demeurer fidèle à la poussière, telle est ma tâche. En elle se trouve résumée ma condition. Depuis mon premier livre, je tourne autour du malaise d’habiter en elle. Quelle sagesse en retire-t-on ? Je ne sais. II me reste le constat : sur les ruines de nos maisons s’ébauchent des images veuves et orphelines. »








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