Inventaire non académique de romans du monde publiés depuis 1800, sans spoilers

Littérature des 5 continents : AfriqueAfrique du Sud

Memories we lost

Lidudumalingani Mqombothi

(Memories we lost, 2016)
Traduction : Pas connue.   Langue d’origine : Anglais
⭐⭐

Ce que raconte courte nouvelle :

L’histoire se centre sur les souffrances d’une jeune fille atteinte de schizophrénie, dans une communauté totalement ignorante au sujet des maladies mentales, qui voit cette condition plutôt comme le symptôme d’une possession diabolique. Dans les mains des chamans et exorcistes divers, qui emploient des méthodes durs et absurdes pour expulser le diable de son cours, la jeune fille sombre de plus en plus dans l’isolement. Au bout de sa vie, elle ne pourra se tourner que vers son frère, qui semble être le seul à comprendre son mal être.

Les ravages de l’ignorance au sujet des maladies mentales :

Lidudumalingani Mqombothi, témoin de la maladie mental dans sa propre famille, voulait écrire sur la façon comment les proches d’une personne atteinte de schizophrénie géraient cette condition. Le livre dénonce cette ignorance générale de la société sud-africaine (et ailleurs), qui n’entraine que de la souffrance, et souligne le besoin d’approcher le malade avec bienveillance, amour et tolérance. Seulement depuis la lumière, on pourra envisager un chemin moins dur vers l’acceptation du problème.

Ce court récit dénonce et propose la façon de faire face à cette condition. C’est nécessaire et c’est utile, mais littérairement le récit ne va pas au-delà, et reste plutôt plat. En 2016, ‘Memories we lost’ gagne le prestigieux prix Ako Caine (Connu comme le Booker africain), décelé à une nouvelle écrite en anglais par un écrivain africain. À ma connaissance pas traduite en français, la nouvelle peut se lire dans sa langue originale ici.

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