(Stickfighting days, 2010)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Anglais
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Ce que raconte cette nouvelle :
Freetown, Sierra Leone. Raul est un garçon de rue qui, comme tous les garçons qui vivent parmi les bennes à ordures, passe ses jours à sniffer de la colle, et dont la seule ambition est de battre ses pairs dans des combats singuliers avec des bâtons. Petit à petit ces duels deviennent dangereux et violents.
Se battre pour tuer :
Le récit mélange le quotidien des sniffeurs de colle dans les bennes à ordures avec les combats de bâtons. Petit à petit notre protagoniste s’obsède avec ces duels et ressasse sans arrêt ses matchs, peaufinant ses techniques d’attaque et défense en vue à devenir meilleur, totalement happé par l’idée de se battre pour tuer. Il visualise ses mouvements avec de plus en plus de détails : Le bâton frappe ici, je croise le bras là, ma jambe droite fait ci, le bâton descend verticalement là etc… La narration devient assez technique et précise, ce qui personnellement j’ai trouvé peu engageant. Un parti pris sans doute intéressant mais pas particulièrement efficace à mon sens.
Le récit, sans traduction française connue, risque de dérouter le lecteur par l’obsession du protagoniste avec la fureur du combat, et par sa description très graphique de la violence. Malgré cet avis personnel mitigé, ‘Stickfighting days’ est un récit très valorisé par une certaine critique, et remporta en 2010 le prestigieux prix Caine (connu comme le Booker africain), décerné à des courtes nouvelles publiées en anglais par des auteurs africains.








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