Inventaire non académique de romans du monde publiés depuis 1800, sans spoilers

Littérature des 5 continents : AmériqueCuba

Ce royaume t’appartient

Abilio Estévez

(Tuyo es el reino, 1999)
Traduction :   Alice Seelow.   Langue d’origine : Espagnol
DNF (Lecture non finie)

Ce que raconte ce roman :

La Havane, ou quelque ville imaginée que lui ressemble beaucoup. Au cœur d’un énorme domaine complètement coupé du reste du monde par une végétation luxuriante, on trouve L’île : Une petite cité des maisons imbriquées entre elles dans un univers étrange et isolé, peuplé par des personnages bizarres et farfelus. Entre l’Au-delà et l’En-deçà, sous une chaleur de plomb, ces personnages dans la lisière du monde, attendent un évènement qui donnerait un sens à l’inertie inamovible de leurs vies.

Délire tropical :

Complètement décousu, peut-être de façon délibérée, c’est un roman à la lecture ardue et difficile, qui peut décourager des lecteurs avertis. En digne héritier d’Alejo Carpentier, la multiplicité des personnages et lignes narratives dominent ce récit, provocant un chaos narratif bien marqué. Pour certains lecteurs cela pourrait faire partie du charme, mais pour le lecteur lambda que je représente c’est toute une autre histoire…

Ce n’est qu’une opinion, mais cela m’a semblé assez barbant. Ces lecteurs qui, en général, ont du mal avec la littérature cubaine (Carpentier, Sarduy, Arenas, Cabrera Infante…), qui la trouvent souvent trop opaque et intellectuelle, seront probablement de mon avis. Je n’ai pu lire qu’un tiers et j’ai abandonné sans regret, car je ne trouvais la moindre compensation à l’effort demandé. C’est entièrement possible qu’il soit génial.

‘Ce royaume t’appartient’ est le premier roman de cet écrivain, originaire de la Havane.


Citation :

« Sebastián dit catégoriquement Il faut s’enfuir, il ne nous reste pas d’autre choix, j’ai su d’une source fiable que cette terre commence à tomber malade (…) La seule façon de s’enfuir est par la mer, vivre dans une île veut dire que plus tôt ou plus tard il faut faire face à la mer. » (Traduction improvisée)

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