(Two serious ladies, 1943)
Traduction : Jean-Autret. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Christina Goering est une jeune fille aisée. En proie à un tempérament extrêmement croyant mais obsessionnel, elle se propose d’atteindre la sainteté, en se infligeant l’absurde souffrance de faire le contraire de ce qu’elle voudrait. Entre autres elle va se donner aux hommes, qui ne l’attirent pas du tout.
Frieda Copperfield est une bourgeoise mariée et visiblement heureuse, mais suite à une révélation lors d’un voyage au Panama, où elle fréquente des femmes dans un prostibule, elle décide de finir les relations conjugales avec son mari, pour s’approcher des amants féminins.
Deux dames opposées :
‘Deux dames sérieuses’ est le seul roman de la romancière Jane Bowles. Après un succès critique très mitigé elle s’installe au Maroc avec son mari, l’écrivain Paul Bowles (Où il écrira quelques années plus tard ‘Un thé au Sahara’). Jane tombera amoureuse d’une femme marocaine et mettra entre parenthèse sa productions de romans, en s’attachant plutôt au théâtre, aussi avec un succès relatif. Après un accident cardiovasculaire, elle est obligée de finir sa carrière d’écrivaine et sombre malheureusement dans l’alcoolisme.
La personnalité, le sens de l’humour et la créativité de ce récit sont indéniables, et on sent un léger coté autobiographique. Dans cette comédie étrange et décale, des personnages hauts en couleur, qui prennent des décisions invraisemblables, nous mettent en valeur les contradictions de la classe aisée américaine. Une étrange réflexion sur la femme lesbienne, assez déroutant pour l’époque.
Citation :
« – Oui je sais, mais c’est tellement ridicule ! Il me semble qu’après les avoir vues un soir ça devrait te suffire. À mon avis, il doit être facile de savoir très vite ce que sont ces femmes.
– Oh, je sais bien ce qu’elles sont, mais je m’amuse tellement en leur compagnie ! »








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