(El cielo llora por mí, 2009)
Traduction : Roland Faye. Langue d’origine : Espagnol
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Managua. L’inspecteur Morales, un flic unijambiste un peu désabusé, mène l’enquête sur la disparition d’une jeune fille lors d’une sortie en bateau avec des gens suspects et peu recommandables, impliqués dans une complexe structure de trafique de stupéfiants à travers l’Amérique centrale.
Polar banal à Managua :
Polar un peu insipide, porté par une intrigue relativement complexe, avec quelques rebondissements plus ou moins attendus et très peu de protagonistes intéressants. Avec l’honorable exception de Mme Sofia, assistante et femme du ménage du Commissariat, la plupart des femmes du récit sont presque inexistantes et n’ont aucun poids dans le récit, si ce n’est pas celui qui viendrait de leur potentiel en tant que partenaire sexuel, incluant la propre mère de la victime au centre de l’enquête. Pas très féministe tout cela.
A différence de la plupart de polars que j’ai lus, j’ai trouvé que l’inspecteur protagoniste était assez mauvais dans son métier. Il rate énormément de pistes et échéances et si ce n’est pas par ses coéquipiers, Lord Dixon et Mme Sophia, sans doute l’enquête n’avancerait pas beaucoup. Morales semble un piètre professionnel. Chaque fois qu’un personnage éclaircit les faits, cela finit en drame, mais notre cher enquêteur Morales semble bien s’en ficher, puisqu’il ne fait pas grand-chose pour protéger ses témoins. C’est farfelu comme développement et je n’en suis pas sûr que cela soit voulu.
C’est relativement bien rythmé et le roman a un certain intérêt par l’ambiance nicaraguayenne dans laquelle baigne le récit, mais dans l’ensemble c’est un peu plat, désuet et confus. Et puis il y a des chances que le caractère fade et nonchalant du protagoniste finisse par transmettre l’ennui au lecteur.
‘Il pleut sur Managua’ est le premier volet d’une série dédiée à l’inspecteur Morales et ses enquêtes, qui continue dans ‘Retour à Managua’ (2017) et ‘À balles réelles’ (2019).
Citation :
« Le sentiment d’être inutile est pire que la solitude. » (Traduction improvisée)








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