(The Fall of the House of Usher, 1839)
Traduction : Christian Garcin, Thierry Gillyboeuf. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de nouvelles :
Dans ‘La chute de la maison Usher’, la nouvelle qui donne titre à ce recueil, le narrateur accepte l’invitation de Roderick Usher, son ami d’enfance, de lui rendre visite. Dans la demeure sombre et délabrée de la famille Usher, le narrateur peine à reconnaître son vieil ami. Atteint d’un mal étrange, Roderick vit obsédé par sa propre décrépitude. Madeline, la sœur jumelle de Roderick, est très affaiblie, atteinte aussi par ce mal mystérieux, qui semble se cerner sur la maison elle-même.
Déclins et obsessions malsaines :
‘La chute de la maison Usher’ est une de nouvelles le plus accomplies de Poe, où il mène à l’extrême son talent pour créer une ambiance délétère à l’aide d’un langage raffiné et élégant, qui contraste avec l’atmosphère fantastique et onirique qui domine ce récit, ainsi comme la plupart de ses nouvelles en général. La décrépitude et l’obsession sont les deux thèmes principaux. La maladie de Roderick Usher a l’air d’avoir un côté psychosomatique, avec une base hypocondriaque. Ses effets sont bien réels, même si la racine du mal semble être surnaturelle.
Ce volume recueille les premières nouvelles de Poe, certaines sont devenues des classiques incontestables, comme ‘Manuscrit trouvé dans une bouteille’, ‘Bérénice’ ou ‘Le diable dans le beffroi’. Certaines nouvelles ont plus d’humour mais en général Poe brille plus quand il est plus sombre. Les sujets sont souvent morbides et glauques, corps en décomposition, déchéance, tristesse, amour obsessionnel et malsain, mélancolie, malédiction, les monstres, l’au-delà, la mort… Mais Poe n’abandonne jamais ce côté lyrique porté par la richesse de son lexique et la finesse de son écriture.
Citation :
« Je ne sais comment cela se fit, — mais, au premier coup d’œil que je jetai sur le bâtiment, un sentiment d’insupportable tristesse pénétra mon âme. »








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