(The Pearl , 1947)
Traduction : Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Basse Californie, Mexique. Kino, un pauvre pêcheur de perles vit une vie paisible avec sa famille quand son fils, Coyotito est piqué par un scorpion. La blessure s’aggrave et Kino plonge dans la mer avec l’espoir de trouver une perle qui lui permettrai de payer le médecin qui pourrait sauver son fils.
Parabole sur les inégalités sociales :
J’ai lu ce livre deux fois, une fois tout juste adolescent où j’avais été marqué par son coté conte mystique, et une deuxième fois très récemment (trente années après la première) où j’ai été saisit de la forte critique sociale qui s’en dégage. Les pauvres passent toujours après et l’argent donne plus de chances de survie, c’est une critique sans appel du rôle restreint destiné aux classes défavorisées, aux différentes possibilités de s’en sortir selon nous origines et au destin réservé à ceux qui osent changer l’ordre des choses.
‘La perle’ est un très court roman qui se lit d’un trait, tellement puissante est son écriture. Comme à son habitude, Steinbeck s’en sert des gens très simples et humbles pour nous parler des complexes recoins de l’âme humaine. L’ambiance de ces eaux cristallines baignées par un soleil écrasant, et le campagne isolé et sauvage qui l’entoure, forment le cadre idéal pour cet univers de croyances tribales et mystères fantastiques, qu’on retrouve dans ce roman, assez atypique pour le très américain Steinbeck.
Le côté symbolique de cette perle nous envoie à la cupidité et à la jalousie et aussi à l’hypocrisie de la société, où tout est analysé selon le profit qu’on peut en tirer d’une situation. Le pessimisme et mélancolie habituels du prix Nobel sont donc, bien présents tout le long du récit, ainsi comme un élan moralisateur qui renforce le côté conte de cette histoire.
L’argent ne donne pas le bonheur, mais peut-il changer nous valeurs ? Tel est un des thèmes de roman ce roman magnifique.
Citation :
« Et la beauté de cette perle, chatoyant et scintillant à la lueur du petit cierge, abusa encore une fois de son cerveau. Elle était si douce, et sa propre musique se dégageait d’elle : un chant de promesses et de délices, l’assurance du futur, de l’aisance de la sécurité. Sa chaude iridescence, c’était la panacée contre la maladie, le mur contre l’insulte. Elle fermait la porte à la famine. »








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