(The lost language of cranes, 1987)
Traduction : Michel Lederer. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
New York, dans les années 80, en pleine épidémie de sida. Le jeune Philip Benjamin entreprend de dévoiler son homosexualité à ses parents, sans imaginer que cette révélation va causer un tremblement de terre dans le mariage, et déterrer les secrets cachés après trente ans de non-dits et vie commune.
Traité sur la non-communication :
À priori Philip et ses inquiétudes vis-à-vis de son amant Elliott et leurs différentes façons de vivre leur homosexualité devraient prendre le cœur narratif du roman, mais petit à petit le point va basculer sur Owen et Rose, les parents de Philip, et leur réaction à la révélation de l’homosexualité de leur fils. La stabilité bourgeoise et paisible de cette famille de classe moyenne va voler en éclats de façon imprédictible, en étalant à la lumière du jour tous les non-dits cumulés pendant des années.
Ce magnifique roman avec thématique LGBTQ+ dépasse le sujet de l’homosexualité et les conséquences de son refoulement, pour explorer à fond le sujet de la non-communication, qui s’érige en thème central du roman, à commencer par son titre, ce langage qui s’établit entre les grues à New York, une métaphore de la communication dans les temps modernes.
‘Le langage perdu des grues’, premier roman de son auteur, brille pour son superbe style tout en finesse, accompagné d’une remarquable acuité pour la description psychologique des personnages et leurs liens.








0 Comments