(Moon Palace, 1989)
Traduction : Christine Le Bœuf. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Pour pouvoir subvenir à ses besoins, l’étudiant Marco Stanley Fogg, se voit contraint de vendre tous les livres qu’il a hérités de son oncle Victor. La perspective de se trouver dans la rue et dormir à Central Park commence à se dessiner lorsque les derniers livres seront vendus.
Errance New-yorkaises en quête d’identité :
Le début de ‘Moon Palace’ avec Fogg se débarrassant un après l’autre des livres de son oncle jusqu’à finir complétement démuni est du classique Auster. C’est la ficelle narrative qui a fait la renommée de l’auteur, avec son personnage sombrant de façon progressive dans une spirale surréaliste, arrivant jusqu’aux extrêmes de ce qu’il peut endurer. Dans cette espèce de jusqu’au-boutisme narratif, Fogg prendra des chemins de vie qui devra parcourir inlassablement jusqu’à ses dernières conséquences, trouvant son identité dans le processus.
Le reste du roman suit les errances de Fogg dans la ville de New York, avec son lot de rencontres improbables et des situations irréelles ou fantasques. Ce vagabondage urbain est la métaphore du voyage intérieur de protagoniste, en quête de sa propre identité.
Avec sa prose fluide et prenante, ‘Moon Palace’ est probablement un des meilleurs romans de son auteur.
Citation :
« Je m’apercevais qu’il est possible de survivre sans un toit sur sa tête, mais pas sans établir un équilibre entre l’intérieur et l’extérieur. »








0 Comments