(Their eyes we’re watching God, 1937)
Traduction : Sika Fakambi. Langue d’origine : Anglais
DNF (lecture non finie)
Ce que raconte ce roman :
Janie Crawford, résultat d’un viol qui a laissé sa mère traumatisée, vit avec sa grand-mère Nanny. La vieille dame, ancienne esclave, essaie par tous ses moyens que sa petite-fille Janie trouve sa propre indépendance, et pour ce faire arrange son mariage avec un fermier beaucoup plus âgé qu’elle, propriétaire de quelques terres. Janie n’arrive pas à se conformer à cette vie abrutissante remplie de tâches ménagères, malheureuse dans ce mariage sans amour.
La femme noire en Floride au début du siècle XXe :
C’est un classique incontournable de la littérature afro-américaine, mais aussi de la littérature écrite par des femmes dans ce pays. Ouvre phare pour comprendre la femme noire américaine de la première moitié du XXe siècle, ‘Mais leurs yeux dardaient sur dieu’ est un livre plutôt difficile, notamment pour ceux qui ne maîtrisent parfaitement l’anglais, car l’œuvre est écrite avec un double style : D’un côté, les parties narrées sont relevées par un langage lyrique très recherché. Au contrario, pour les parties dialoguées, Zora Neale Hudson a une volonté très poussée de retranscrire tel quel le parler caractéristique de la communauté noire américaine. Cette transcription presque phonétique de ce dialecte peut présenter un vrai challenge de lecture.
Ce jargon présent dans les dialogues ne fit pas l’unanimité des critiques, déjà à son époque. Beaucoup s’indignèrent contre une vision assez peu cultivée et abrutie de la communauté noire, conséquence de ces dialogues très vernaculaires. Cela semble déjà poser des problèmes aux lecteurs qui maîtrisent parfaitement l’anglais, donc les simples amateurs comme moi, la lecture sera extraordinairement ardue et vaudrait peut-être mieux se pencher sur la traduction française. Mais alors la retranscription argotique des dialogues fait perdre toute l’authenticité de l’œuvre. Petit dilemme.
J’ai essayé en anglais, mais n’étant pas à la hauteur du challenge, la lecture du livre devint trop ardue pour moi. Relecture de plusieurs chapitres, déchiffrage des dialogues, cela devint une corvée. Le tiers que j’avais lu si laborieusement me semblait cependant assez beau et intéressant, mais hélas, je fus contraint d’abandonner, ce que je fais très rarement. Je ne pourrais pas me prononcer sur l’œuvre elle-même, seulement je vous encourage à essayer et je vous souhaite bonne lecture. Ou plutôt bon courage.
Citation :
« Tellement j’en ai passé du temps avec eux les ptis blancs que jusqu’à mes six ans par là j’ai jamais su que j’étais pas blanche. »








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