(We always lived in the Castle, 1962)
Traduction : Jean-Paul Gratias. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Deux sœurs, Mary Catherine et Constance, vivent dans un grand château isolé du village, après un évènement tragique qui a décimé la famille. Le seul autre rescapé de la tragédie est leur oncle, partiellement handicapé, dont Constance s’en occupe. Tout le mystère qui entoure cette tragédie va se dévoiler petit à petit.
Hantises :
Celui-ci est un roman gothique psychologique qui justement ne va pas suffisamment loin dans l’introspection. Je dois avouer que j’ai passé tout le roman à imaginer mille possibilités de parti pris suggestifs qui pourraient aider au développement de l’intrigue. Celle qui m’amusait le plus est une espèce de ‘Pedro Paramo’ à la sauce US : Est-ce que ces personnages sont vivants ? Aussi j’imaginais une narration non linéaire : Est-ce qu’on est partialement dans le passé ? Bref, le mystère s’éclaircit à fur et à mesure, et le résultat c’est naturellement une petite déception. Les dangers de combiner du plot driven avec un narrateur auquel tu ne peux pas lui faire confiance.
Bien écrit, mais pas assez de profondeur des personnages ni de travail psychologique, reste une atmosphère pesante, gothique qui transforme finalement ce roman en quelque chose d’intéressant.
Citation :
« Je m’appelle Mary Katherine Blackwood. J’ai dix-huit ans et je vis avec ma sœur Constance. Je me suis souvent dit que j’aurais fort bien pu être un loup-garou, car l’index et le majeur de mes deux mains sont de la même longueur, mais il a fallu que je me contente de mon sort. »








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