Inventaire non académique de romans du monde publiés depuis 1800, sans spoilers

Littérature des 5 continents : AmériqueHonduras

Nunca entres por Miami

Roberto Quesada

(Nunca entres por Miami, 2002)
Traduction :   Pas connue.   Langue d’origine : Espagnol
⭐⭐⭐

Ce que raconte ce roman :

Elías Sandoval est un homme stressé. On le trouve à l’aéroport de Miami, où il fait face à l’agent d’immigration qui doit autoriser son visa pour un séjour de 6 mois aux États-Unis. Après suer l’impossible, Elías réussir à entrer in extremis aux US, où il rêve de percer à New York comme sculpteur et faire venir sa fiancée Helena. Elías accepte la colocation que lui propose Mario, un autre immigré d’Amérique centrale et il trouve un travail dans un restaurant. Traumatisé par l’expérience à l’aéroport il demande à sa fiancée de venir à New York, mais de ne pas entrer aux US par Miami. Sauf que la mère d’Helena rêve de Miami depuis toute sa vie et ne veut pas que sa fille cède à cette requête. Petit à petit, les appels entre le Elías et Helena commencent à s’espacer, et Elías commence à regarder avec plus d’intérêt les sollicitations de Laura, une collègue du restaurant où il travaille qui semble clairement amoureuse de lui.

Amours et frontières ne font pas bon ménage :

Nunca entres por Miami’ propose une lecture amusante du drame de l’immigration d’Amérique Centrale vers les aux États-Unis. Ne vous attendez à des réflexions de grande profondeur sur le sujet, même s’il est quand même traité avec honnêteté et un certain réalisme. Avec son protagoniste toujours stressé et souvent à côté de la plaque de sa propre vie, le récit prend plutôt un ton décalé qui est quand même rafraichissant et souvent assez drôle, même si un peu trop léger.

Roberto Quesada, ancien journaliste, connait bien les tenants et les aboutissants de la situation de l’immigration Hondurienne aux États-Unis. Il fut attaché de mission par le Honduras auprès des Nations Unies et il habite New York depuis ses 27 ans. Son précèdent roman ‘The big banana’ traitait déjà un sujet très similaire. Je n’ai l’ai pas lu, mais certaines critiques considèrent que ‘Nunca entres por Miami’ est un roman redondant par rapport à son précédent.

Petit bémol, dans une soirée apparaît un personnage auquel on se réfère comme ‘l’homosexuel’. C’est un trait de caractère selon Quesada. C’est vraiment trop cliché et pas forcément drôle, surtout que le personnage ne joue aucun rôle dans l’histoire et cela ne mène à rien sauf peut-être à choquer la communauté LGBTQ+.

Anyway, ce court roman se lit avec aisance en un rien de temps, bien entendu si vous lisez en espagnol ou anglais, car à ma connaissance le roman n’a pas de traduction française au moment d’écrire ce billet (2022). La prose est extraordinairement simple, peut-être trop simple par moments, mais le récit est très dynamique et les personnages sont touchants, traités avec autant d’ironie que de tendresse. Dommage que cela n’aille pas un peu plus loin à niveau idées et thématiques, mais c’est quand même drôle et très entertaining.


Citations :

« Alors, entre original et copie la grande différence est que l’original réfléchit et la copie non. Les enfants sont copies de leurs parents jusqu’à une certaine âge ; après il arrive le moment de la prise de conscience de son triste rôle de copie et ils ont une tendance à se rebeller contre l’original, cherchant sa liberté propre de ne pas être copie de personne. L’adolescence est le période de transition dans lequel on peut détecter qui sera une personne et qui sera une copie. Il y a des copies qui arrêtent d’être copie de ses parents mais ils deviennent des copies d’un ami ou d’une bande ou d’un amant. Par conséquent, ils n’ont pas arrêté d’être copie, sinon que tout simplement ils sont devenus copie infidèle. La différence entre les deux est que la copie infidèle trompe à ses parents en leur faisant croire qu’elle est devenue un original, tandis que en réalité au coin de la rue, il y a un autre original, pour le bien ou pour le mal, avec qui elle retournera à son triste rôle de copie. Être copie est toujours un danger. » (Traduction improvisée)

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