Littérature des 5 continents : AmériqueMexique
Littérature Amerique Mexique Juan Rulfo Pedro Paramo

Pedro Paramo

Juan Rulfo

(Pedro Páramo, 1955)
Traduction :   Roger Lescot.   Langue d’origine : Espagnol
⭐⭐⭐

Ce que raconte ce roman :

Juan, retourne dans le village où il est né. Il est à la recherche de son père, Pedro Páramo, qu’il n’a jamais connu. L’endroit semble désert, abandonné à des fantômes de jadis. Le passé du père fait petit à petit surface, et il va nous présenter Pedro Páramo comme un cacique tyrannique, qui semait le malheur et la mort là où il passait.

Échos du passé :

Pendant son retour au village, jadis fleurissant, maintenant délabré et abandonné, remplit de murmures et de poussière, Juan va rencontrer plusieurs personnages, témoins de la vie dans les durs temps de son père. Mais tout à l’air irréel, comme s’ils n’étaient pas vraiment dans le temps présent. Dans ce village de fantômes, et par petites bribes du récit, Juan va reconstruire le personnage de son père.

Roman singulier et impénétrable par excellence, inspiré d’autres romans « difficiles », comme ceux de William Faulkner, ‘Pedro Paramo’ va à son tour inspirer toute une génération d’auteurs latino-américains, dont García Márquez et Carlos Fuentes. Le roman fascine par la sensation de voyage vers l’inconnu qui génère. La timeline est complètement éclatée, les temps et les espaces sont mélangés nous faisant douter à chaque fois, si ce qu’on lit c’est vrai ou bien un écho du passé.

J’ai lu deux fois ce court roman. Je ne suis pas toujours très avancé de déceler tous ses mystères, mais je dois dire que c’est un des romans où les notes à pied de page m’ont le plus aidé, donc je vous recommanderai de chercher une édition bien annotée, et même un peu plus de spoiler ce serait bienvenu cette fois, dans l’idée de trouver la bonne voie pour comprendre mieux ce roman si étrange. À suivre après une troisième lecture.


Citation :

« Tu t’es trompé d’endroit. Tu m’as donné une fausse adresse. Tu m’as envoyé là où les questions sont sans réponses. Dans un village désert. À la recherche de quelqu’un qui n’existe pas. »

0 Comments

Submit a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Vous pourriez aussi aimer

Le puits

Le puits

Années 30 du siècle XXe, pendant la Guerre du Chaco. Le narrateur, Miguel Navajo, un officiel de l’armée bolivienne, relate les efforts de son groupe de soldats assoiffés pour trouver de l’eau dans cette région aride et hostile, sous la permanente menace d’une attaque paraguayenne. Jour après jour, le puits pénètre dans la terre, mais l’eau n’apparaît nulle part pour autant. Une soif insoutenable s’installe provocant le détresse des hommes

read more
Nous nous verrons en août

Nous nous verrons en août

Ana Magdalena Bach, femme mariée proche de la cinquantaine et avec deux enfants, prend tous les 16 août le ferry qui la dépose dans une île aux caraïbes. Elle se rend au cimetière où sa mère est enterrée pour déposer des fleurs le jour de l’anniversaire de sa mort, puis le lendemain elle reprend le ferry pour rentrer. Sauf que cette année, après une rencontre fortuite dans un bar, elle finit pour passer la nuit avec un parfait inconnu.

read more
Il pleut sur Managua

Il pleut sur Managua

Managua. L’inspecteur Morales, un flic unijambiste un peu désabusé, mène l’enquête sur la disparition d’une jeune fille lors d’une sortie en bateau avec des gens suspects et peu recommandables, impliqués dans une complexe structure de trafique de stupéfiants à travers l’Amérique centrale.

read more
Deuils

Deuils

L’écrivain et narrateur, Eduardo Halfon, exilé en Florida depuis des décennies, rentre dans son pays, le Guatemala, avec l’idée d’éclaircir certains évènements de son passé qu’il n’a jamais réussi à comprendre. Croyant au début que son oncle Salomón s’était noyé dans le lac Amatitlán, le narrateur apprend que toutes les évidences situent cet évènement tragique plutôt à New York.

read more