(If Beale Street could talk, 1974)
Traduction : Magali Berger. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Fonny et Tish sont un très jeune couple amoureux, plein de projets. Mais un jour Fonny est accusé à tort du viol d’une femme portoricaine, et sera emprisonné. Les familles des deux amoureux vont essayer de chercher des preuves qui pourraient libérer Fonny. Mais le climat social contre les noirs et le racisme institutionnel ne va pas faire facile la tâche.
Optimisme face au désespoir :
Contre la colère et la noirceur mené par la flagrante injustice dont ils sont victimes, l’amour de ce jeune couple va être testé. Comment vivre l’amour, quand on sent que la haine ? Voilà le sujet de ce beau livre, plein d’espoir malgré le désespoir.
Peu d’action, mais beaucoup d’introspection psychologique et un travail remarquable sur tous les personnages. J’aimerais souligner une séquence dans laquelle la mère de Tish va essayer de trouver la femme violée, pour qu’elle change son témoignage. Moment de rare intensité, on va se retrouver dans un duel de dignités, d’une franchise et vérités absolues.
Optimiste malgré tout, le roman ne manque pas d’émouvoir dans toute sa beauté.
Citation :
« Ni l’amour ni la haine ne vous rendent aveugle : c’est l’indifférence qui obscurcit votre vue… »








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