Inventaire non académique de romans du monde publiés depuis 1800, sans spoilers

Littérature des 5 continents : AmériqueChili

Sub Sole

Baldomero Lillo

(Sub Sole, 1907)
Traduction :   Pas connue.   Langue d’origine : Espagnol
⭐⭐⭐

Ce que raconte ce recueil de nouvelles :

Recueil de courtes nouvelles sur thèmes divers, notamment des classes sociales défavorisées et leurs rudes conditions de travail sous l’exploitation des classes aisés.

Réalisme social avec des touches de magie :

Lillo est un pionnier du réalisme social qui ouvre la voie à d’autres écrivains chiliens, dans le traitement du monde ouvrier et la critique des inégalités sociales, notamment avec son premier livre ‘Sub Terra’, qui traitait des dures conditions de travail dans le bassin minier de sa région d’origine. Bien des années plus tard, le boom de la littérature latino-américaine sera redevable des auteurs comme Lillo. Cuentista de talent, Lillo précède aussi toute la littérature qui traite des misérables, des humbles, des laissés pour compte, sans doute ses sujets de prédilection

Sous le titre générique de Sub Sole, on trouve groupées quelques petites nouvelles relativement simples d’une grand irrégularité stylistique et même thématique, situés à la campagne ou au bord de la mer. Il continue à s’attacher au triste quotidien des travailleurs exploités et de classes moins favorisées en général, mais on trouve aussi une volonté de s’approcher de l’étrange et le magique, en attribuant des qualités humaines à des entités comme les animaux ou le soleil. Malheureusement, le réalisme social et l’extraordinaire ne fait pas toujours un ménage cohérent. Il y a aussi des histoires de bureaucratie kafkaïenne, avec critique de la hiérarchie, comme dans ‘Inamible’, ou un pauvre conducteur de charrette est détenu pour un fait qu’il n’a pas commis, dû à un absurde erreur d’interprétation linguistique.

Malgré ce côté décousu, les personnages sont touchants et l’empathie se fait facilement. Notamment l’histoire de Quilapàn, jeune indigène qui se bat pour garder la terre de ses ancêtres contre l’ambition impitoyable du riche propriétaire du latifundio. C’est dans ce récit qu’on trouve la citation ci-dessous. Malheureusement, on ne trouve pas de traduction française sur le net.

Disponible sur wikisource en espagnol :

https://es.wikisource.org/wiki/Sub_Sole


Citation :

« ¡Vender, enajenar! …eso, nunca! Pues, mientras el dinero se va sin dejar rastro, la tierra es eterna, jamás nos abandona. Como madre amorosa nos sustenta sobre si en la vida i abre sus entrañas para recibirnos en ellas cuando se llega la muerte. »

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