(Tortilla Flat, 1935)
Traduction : Brigitte V. Barbey. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Monterrey, en Californie. Danny rentre de la guerre pour se trouver propriétaire de deux maisons. Danny va inviter ses amis, ivrognes, vagabonds et personnages divers, âmes un peu paumées comme lui, à séjourner dans sa maison. Elle deviendra un foyer utopique pour des projets philanthropiques : Les amis de Danny vont se dédier à régler problèmes des citoyens, réparer les injustices et combattre le vice et le mal dans la ville.
Amitiés et Utopies :
Comédie aux accents sombres, la narration s’articule sur plusieurs chapitres, chacun se centrant sur une aventure qui affecte le groupe d’amis. Malgré des élans de bonnes intentions, la lassitude et la vie semblent prendre le dessus chez Danny. Comme d’habitude Steinbeck teint tout d’une voile pessimiste, montrant toujours un côté inexorable dans la perte des valeurs des êtres humains.
Malgré quelques moments drôles et une galerie de personnages hauts en couleurs, ne vous attendez jamais trop de divertissement chez Steinbeck, le American dream tient rarement la route chez le prix Nobel. Le travail psychologique est intéressant, il y a une belle histoire d’amitié, et une réflexion profonde sur les bonnes intentions et sur le rapport entre la société et l’argent, malgré que le coté moralisateur, habituel de l’écrivain, peut lasser un peu certains lecteurs.
Citation :
« Voici l’histoire de Danny, des amis de Danny, de la maison de Danny. Voici comment ces trois sont devenus une seule et même chose, car, à Tortilla Flat, lorsqu’on parle de la maison de Danny, il ne s’agit pas d’une vieille construction de bois mal badigeonnée, disparaissant sous un antique rosier de Castille jamais taillé. Non, quand on parle de la maison de Danny on entend par là une entité dont les composantes étaient des hommes et qui fut source de douceur et de joie, de philanthropie et, pour finir, de peine mystique. »








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