(The New York Trilogy, 1987)
Traduction : Pierre Furlan. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que racontent ces trois nouvelles :
Cité de verre : Pris à tort par un détective privé, l’écrivain Quinn se lance dans une étrange mission : Arrêter l’extrémiste religieux Peter Stillman, qui se propose d’assassiner son propre fils en sortant de prison.
Revenants : Sous la commande de Blanc, le détective privé Bleu suit un troisième homme, Noir, qui, désœuvré, passe toutes ses journées à se déplacer dans les rues de New-York, de façon régulière et méthodique. À mesure que les jours passent, Bleu commence à ressentir le besoin d’aborder Noir.
La Chambre dérobée : La mort de Fanshawe laisse sa femme Sophie et son fils, Ben, dans une situation difficile. Le narrateur, un ami d’enfance de Fanshawwe, hériterait tous ses manuscrits. Petit à petit le narrateur commence à prendre l’identité de son ami disparu.
Quêtes d’identité à New York :
Les trois nouvelles qui composent cette trilogie furent publiées indépendamment en 1985 et 1986 avant qu’une édition en un seul volume vit le jour en 1987, propulsant son auteur vers un succès littéraire remarquable, qui plaça désormais Auster dans toutes les listes d’auteurs américains incontournables. Les trois histoires se déroulent à New York, véritable protagoniste du livre, se centrant sur l’aliénation des individus dans la grande ville, les limites de la liberté et notamment la quête de l’identité, sans doute le sujet central de toute l’œuvre d’Auster.
En plus de ces thèmes chers à l’écrivain, le style narratif présente les ficelles narratives qui ont fait la renommée de l’auteur, comme le mélange entre le réel et l’imaginaire, ou la situation de perte de repères. Très souvent les personnages sombrent de façon progressive dans une spirale étrange, arrivant jusqu’aux extrêmes de ce qu’ils peuvent endurer. Une espèce de jusqu’au-boutisme narratif. Dans l’univers Austerien les personnages prennent des chemins de vie qui doivent parcourir inlassablement jusqu’à ses dernières conséquences.
Typiques de la littérature de Paul Auster, ces structures narratives se répètent dans la plupart de ses romans, au point qu’elles peuvent créer une certaine lassitude ou perte de fraîcheur après la lecture de plusieurs de ses livres, mais n’empêche, cela reste toujours original et intelligent.








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