(천 개의 파랑 : Cheon gae-ui parang, 2020)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Coréen
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Corée du Sud, en 2035, les robots sont partout. C-27 est un robot jockey qui participe aux nouvelles courses de chevaux, lesquelles ont connu un nouvel essor depuis que l’absence de jockeys humains permet d’augmenter la vitesse et l’excitation de l’évènement. En pleine course, C-27, programmé par erreur avec une puce qui lui permet de comprendre les émotions humaines, prend quelques secondes pour s’émerveiller devant le bleu du ciel, ce qui le fait chuter de son cheval.
Yeonjae, une jeune passionnée de robotique, se rend compte des capacités étranges du robot et décide d’acheter la carcasse de C-27 pour le réanimer sous un nouveau nom : Coli.
Asimov rencontre Free Willy ! :
A Thousand Blues (Mille nuances de bleu) est un livre sympathique et agréable à lire, même s’il n’a rien de vraiment inoubliable. Pas disponible en français au moment où j’écris ces lignes (2026), je l’ai lu dans sa traduction anglaise.
A Thousand Blues est un récit d’anticipation relativement classique qui mélange deux thématiques principales : d’un côté, celle de l’identité robotique et de sa place dans le monde humain, à la manière d’Isaac Asimov et des auteurs de la SF classique ; de l’autre, une sorte de combat écologique pour sauver les animaux, envisagés comme le symbole d’un monde et d’un écosystème en péril.
Le premier sujet, celui de la robotique, est sans doute le mieux abordé, avec de nombreuses références au maître incontestable du genre, Isaac Asimov, notamment dans la quête du côté humain du robot. Les amateurs de SF auront, comme moi, lu quantité de romans qui dépeignent le robot protagoniste comme un Pinocchio moderne, taraudé par des doutes existentiels créés par sa propre absence de sentiments. Mais A Thousand Blues propose malgré tout un apport intéressant : la quête du robot pour comprendre comment les humains peuvent parvenir à s’entendre lorsqu’ils perçoivent les choses de manière différente et individuelle.
Coli, notre protagoniste, se trouve ainsi relié à deux créations iconiques d’Asimov : R. Daneel Olivaw dans Les Cavernes d’acier, et Andrew Martin dans l’Homme bicentenaire. Dépeignant son dilemme face à sa propre absence de sentiments et sa fascination pour ceux qui en sont dotés, Coli incarne la figure classique du robot captivé par la supposée supériorité émotionnelle de l’être humain.
La partie moins intéressante du livre est sans doute la croisade pour sauver le cheval Today, qui n’est plus en état de courir dans les courses de chevaux pilotés par des jockeys robots, et il est condamné donc à l’euthanasie. D’une façon un peu clichée, le cheval est associé à la jeune sœur de la protagoniste, qui se déplace en fauteuil roulant à la suite d’une polio contractée pendant son enfance. Les ficelles narratives sont donc un peu plus grossières, puis la bande qui se forme pour sauver le cheval nous rapproche davantage d’un film américain comme Free Willy que de la littérature à proprement parler.
Malgré un certain manque de profondeur dans les personnages et les thématiques abordées, le livre se lit très facilement et le storytelling est quand même brillant.
Entertaining.
Citation :
« Faire tout ce dont j’ai envie est, pour moi, la chose la plus difficile. » (Traduction improvisée)








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