(Deebar, 1972/1987)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Bengali
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de nouvelles :
Recueil de quatre nouvelles écrites en Bengali par Mahasweta Devi, et traduites à l’anglais par Sumanta Banerjee. Toutes se situent dans les basfonds de la ville de Calcutta, un univers de criminels, marginaux, prostitués et tueurs à gages.
Le recueil inclut les récits ‘Fisherman’ (Deebar, 1973), ‘Knife’ (Chhuri, 1985), ‘Body’ (Shareer, 1972), et ‘Killer’ (Ghato, 1987).
Calcutta noire :
L’œuvre littéraire de l’autrice de ‘La mère du 1084’ se distingue pour un engagement marqué, et un souhait de céder la parole aux paysans miséreux, ainsi que combattre les privilèges, les inégalités et la société de castes. Elle s’intéresse normalement à l’Inde rurale et à la population des contrées et endroits reculés. Si bien les récits rassemblés dans ce recueil traitent des personnages vivant dans la marge, par contre ils sont beaucoup plus urbains que à l’habitude chez Devi. Les quatre histoires sont situées à Calcutta, et se centrent sur le monde du crime et des basfonds de la ville, divisant cette société de la marge entre les puissants maffieux et les misérables à leur service, qui n’ont aucune option d’autre que suivre la voie qui a été tracée pour eux, comme des appâts (Bait).
Le recueil partage une unité stylistique et thématique claire, mais le niveau est peut-être inégal. Les plus intéressantes sont à mon sens la première et la dernière histoire. ‘Fisherman’ raconte l’histoire de Jagat, qui plonge dans le réservoir de la ville pour récupérer des corps des personnes tuées, facilitant que la police locale puisse expédier la résolution des crimes. Dans ‘Killer’ un tueur à gages rate partiellement sa cible et s’exile pendant quelque temps hors de Calcutta. Il appréhende son retour en ville.
Citation :
« Les vrais assassins n’ont pas besoin de couteau » (Traduction improvisée)








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