(Đoạn Trường Tân Thanh, 1820)
Traduction : Xuân-Phúc et Xuân-Việt. Langue d’origine : Vietnamien chữ nôm
⭐⭐
Ce que raconte ce poème :
Après une rencontre fortuite, la jeune Kiều et l’étudiant Kim Trọng tombent profondément amoureux l’un de l’autre. Leurs rêves d’amour éternel s’écroulent quand Kiều sera obligée sacrifier sa chasteté pour sauver sa famille de la ruine qui la menace. Courtisée par tous les hommes qu’elle croise, fascinés par la beauté de la jeune femme, Kiều, maintenant une jeune fille aux entrailles déchirées, enchaine les malheurs.
De drame en drame :
Écrit en verse traditionnel, Kim-Vân-Kiêu, est le récit rocambolesque des péripéties dramatiques d’une héroïne qui reste pure malgré qu’elle doive monnayer sa virginité pour sauver sa famille. Étudié dans toutes les écoles du pays, ce classique de la littérature vietnamienne ne manque pas d’intérêt, mais reste un peu feuilletonesque et exagéré. Kiêu est une jeune demoiselle qui séduit autant pour sa beauté comme par ses talents pour le dessin, la guitare et la poésie. Il y a fortes chances que le lecteur moderne trouve tout cela un peu daté et poussif.
Grace à la traduction de Xuân-Phúc et Xuân-Việt pour la collection Connaissance de l’Orient de Gallimard en partenariat avec l’UNESCO, le poème est accessible à un lecteur francophone que, si bien n’arrivera pas à saisir entièrement la beauté originale de sa poésie, pourra quand même s’approcher de la délicate sensibilité vietnamienne.
Intéressant même si assez désuet.
Citation :
« Ils se confièrent tendrement les mille secrets de leur cœur. Leur âme printanière palpitait à la joie, le vin printanier leur versait une douce ivresse. Les jours de bonheur sont plus courts qu’un empan. Déjà, au dehors, la montagne de l’Ouest commençait à mordre sur le miroir du soleil. »








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