Inventaire non académique de romans du monde publiés depuis 1800, sans spoilers

Littérature des 5 continents : AfghanistanAsie

Mille soleils splendides

Khaled Hosseini

(A thousand splendid suns, 2007)
Traduction : Valérie Bourgeois. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐⭐

Ce que raconte ce roman :

Kaboul. A quatorze ans, Mariam a été marié de force à un homme 30 ans plus âgé qu’elle, cruel et violent. Après des années de calvaire et de souffrance sans enfants, la maison va accueillir la voisine Laila, orpheline trouvée dans la rue en pleine guerre. La situation de Mariam risque de se compliquer davantage avec la nouvelle venue.

Rachid, le mari de Mariam, verra en Leila la possibilité d’avoir cet enfant que Mariam n’a pas pu lui donner. Les deux femmes, destinés à se détester, vont faire face au mari de Mariam et essayer d’échapper à leur destin.

Amitié dans le chaos :

L’histoire de l’amitié entre Mariam et Leila, se déroule le long de 40 ans d’histoire d’Afghanistan : Les russes, les guerres tribales, la misère, les talibans, ce sera le quotidien des millions de femmes afghanes pendant la plupart de leurs vies. Parmi les ruines de cette civilisation, on suit l’évolution de Mariam et Laila. Et on est sans voix.

Mariam, discrète, soumise et dévouée, va être une figure protectrice pour Leila, qui, dotée d’un tempérament plus rêveur, va porter les espoirs de futur de trois générations de femmes. L’histoire chaotique de l’Afghanistan, la misère de la guerre, la faim, le sang vont se mêler au récit. Attendus comme une aubaine contre la domination russe, l’arrivée des talibans, meneurs de la burqa et du désespoir, va faire encore plus difficile la vie des femmes afghanes et de nos héroïnes en particulier.

Magnifique et émouvant mélodrame, un peu le penchant féministe de ‘Les cerfs-volants de Kaboul’. Témoignage de la condition de la femme au Afghanistan dans ses heures les plus sombres, ‘Mille soleils splendides’ est un petit bijou de délicatesse.


Citation :

« Elle est sidérée de voir combien le destin de chaque afghan est marqué par la mort, le deuil et la douleur. Et pourtant, force lui est de constater que les gens réussissent à survivre. Elle songe soudain à sa propre vie, à tout ce qui lui est arrivé, et elle s’étonne d’avoir survécu elle aussi, d’être encore vivante »

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