(Under the volcano, 1947)
Traduction : Clarisse Francillon, Stephen Spriel. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Le consul britannique Geoffrey Firmin arrive le jour de morts de 1938, dans la ville fictive de Quauhnahuac au Mexique. Traumatisé par certains évènements survenus dans la guerre mondiale dont il se sent coupable, et en plein chagrin d’amour, il noie ses regrets dans l’alcool, le long d’une journée d’errance dans la ville mexicaine. Assommé par l’ivresse qui plonge son cerveau dans un épais brouillard, Firmin ressasse les souvenirs des moments ratés de sa vie.
Dans les labyrinthes brumeux de la mémoire alcoolisé :
Un classique moderne de la littérature anglaise du XXe siècle, ‘Au-dessous le volcan’ (ou ‘Sous le volcan’ selon la traduction) nous offre une structure en 12 chapitres pour 12 heures de récit chronologique. Seule exception, le premier chapitre, où on commence par la fin, pour revenir en arrière dans les chapitres suivants.
Lors de cette journée, Firmin va rencontrer son ex-femme, Yvonne. Elle l’aime encore, et n’a pas renoncé à essayer de régler les problèmes de son mariage. Firmin aussi, il est encore amoureux, mais il a sabordé le bonheur conjugal à maintes reprises, et comme à son habitude, il préfère plonger dans les remords plutôt que faire quelque chose pour les surmonter. C’est donc l’histoire d’un homme qui se laisse partir dans son enfer intérieur, à l’aide de l’alcool. Petit à petit l’ivresse du protagoniste va monter in crescendo, jusqu’à que dans pas mal de chapitres on trouvera la technique de stream of consciousness. On suivra le fil de la pensée désordonnée de cet homme traumatisé et alcoolisé, dans un chaotique monologue intérieur garni des regrets qui trônent dans sa tête.
La présence des volcans menaçants qui entourent la ville, le retour de sombres évènements passés, l’ambiance mexicaine remplie de mélancolie, et les étranges personnages qui entourent notre héros, composent un livre plein de symboles et obsessions, qui accompagneront le protagoniste vers le bord de l’abîme.
Cette descente aux enfers de la mémoire du personnage principale donne lieu à un livre complexe et, autant le dire clairement, pas pour tout le monde. Personnellement je n’ai pas été embarqué, et sa narration alambiquée m’a plutôt éloignée du récit, au lieu de m’approcher. Mais c’est clairement un bon travail d’écriture, plein de finesse, et je comprends tout à fait qu’il puisse susciter l’engouement. Donc je pourrais presque recommander ce livre que je n’ai pourtant pas vraiment aimé. Attention, rester bien concentrés, la lecture de ce roman demande quelques efforts au lecteur.
Citation :
« Si notre civilisation devait dessoûler deux jours de suite, le troisième elle crèverait de remords »








0 Comments