(Bichos, 1940)
Traduction : Claire Cayron. Langue d’origine : Portugais
⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de récits :
Collection de 14 nouvelles protagonisés par différents animaux ; un chien, un chat, un crapaud, un mouton, un âne ou différents oiseaux. Malgré leur morphologie disparate, ils se comportent comme des humains, car ils sont dotés de toutes nos caractéristiques psychologiques, incluant bien sûr toutes nos faiblesses.
Fables animalières sur la liberté et la faiblesse des humains :
Les nouvelles, par la plupart situés dans le paysage montagnard du nord du Portugal, font partie des premiers récits écrits par Torga avant 1940, date de publication du recueil. À travers ces animaux qui se comportent comme des humains, Torga réfléchit sur les dilemmes moraux de son époque. Les personnages sont motivés par la quête de liberté, la jalousie, la haine de l’autrui, l’attachement, la dignité ou la pure survie. Au cœur des récits on trouve la relation entre la civilisation et le milieu sauvage, entre l’homme et la nature.
Cet anthropomorphisme est un peu trop variable à mon gout, ce qui fait le recueil assez décousu : Dans certains contes les animaux n’ont aucune caractéristique humaine ou très peu, comme dans celui du pasteur avec ses moutons, ou dans celui du vieil amateur d’entomologie, très attaché à sa collection d’insectes. Les animaux prennent alors un rôle plus secondaire, tandis que dans d’autres récits ils se comportent totalement comme des humains, cherchent à se marier ou font le service militaire.
C’est sans doute bien écrit, mais les nouvelles restent un peu convenues, le développement narratif est plutôt plat, et puis l’humour n’est pas trop marqué ni trop fin. L’ensemble est un tantinet désuet, même si la lecture est agréable.








0 Comments