(Nussknacker und Mausekönig, 1816)
Traduction : M. Loeve-Veimaris. Langue d’origine : Allemand
⭐⭐
Ce que raconte ce conte :
C’est la veille de Noël chez les Stahlbaum, et les enfants Fritz et Marie reçoivent des cadeaux. Leur parrain, Drosselmeyer, un horloger inventeur, leur offre une pendule, remplie de petites statuettes intégrés dans les rouages du mécanisme. Marie est plutôt fascinée par un autre cadeau, un casse-noisette. Chacun son tour les enfants jouent avec le casse-noisette, jusqu’à qu’une trop grosse noix casse la mandibule de la petite statuette. Triste, Marie peine à s’endormir, et veille le casse-noisette défiguré. Une fois la nuit installée, la pendule sonne et la maison commence à se remplir de souris.
Entre le rêve et la réalité :
Le conte oscille en permanence entre le rêve et la réalité. Les parties fantastiques se déroulent dans la nuit, détournant des éléments de la maison et les cadeaux pour combattre l’invasion de souris. D’un autre côté, les parties réelles se déroulent pendant la matinée et bien évidement personne ne croit Marie, car tout le monde est convaincu qu’elle ne fait que des rêves. Mais pourtant elle est persuadée que tout est réel. Les enjeux narratifs ne vont pas plus loin et c’est plutôt coté magie et atmosphère qu’on trouve les atouts du récit.
Les traductions de M. Loeve Veimaris de 1832 et celle d’Émile de La Bédollière de 1838 sont fidèles à l’originale, tandis que celle d’Alexandre Dumas de 1844 est plutôt une adaptation remaniée. Mais ce fut la version Dumas celle qui popularisa le conte et qui fut utilisé comme à base pour le ballet ‘Le Casse-noisette’, avec les chorégraphies de Marius Petipa et Lev Ivanov et l’inoubliable musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Intéressant pour connaitre l’origine d’un des ballets le plus connus du monde, mais sinon sans plus.
Citation :
« (…) pour Noël, M. Drosselmeier avait toujours fabriqué quelque ouvrage particulier, quelque chose de beau et d’ingénieux qui lui avait coûté beaucoup de peine et de travail : aussi le père et la mère serraient ces cadeaux soigneusement dès le lendemain (…) Ah ! Je voudrais bien savoir ce que le parrain Drosselmeier aura fait de beau pour nous, s’écria Marie. »








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