(2007)
Langue d’origine : Français
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
À travers le récit de plusieurs narrateurs, dont celui de la propre intéressée, on trace le portrait de Jacqueline Delanque, dite Louki. Une jeune femme mystérieuse, qui traine un passé traumatique et un mariage qui a échoué. Insaisissable, l’énigme de sa vie semble irrésoluble. Plusieurs de ses connaissances se donnaient rendez-vous avec elle dans ‘Le Condé’, un café très connu du quartier de l’Odéon, à Paris.
Mémoire et vagabondages parisiens :
Comme d’habitude chez Modiano ‘Dans le café de la jeunesse perdue’ se centre sur deux sujets principaux : La reconstitution de la mémoire et les errances dans Paris. La cartographie de la ville lumière est très présente, mais trop souvent ces vagabondages ultra détaillés des personnages (rue après rue, et square après square) n’amènent pas grand-chose au roman, plutôt il devient un peu creux par moments.
Plus réussie est cette polyphonie de narrateurs qui multiplie les perspectives du récit et lui donne un style recherché et intéressant, même si la narration devient souvent morose et l’intérêt relatif. Belles tournures de phrases et un beau jeu de la mémoire, mais dans l’absolu ce puzzle n’est pas si énigmatique que cela. À mon avis, c’est plutôt une œuvre mineure, et par moments, franchement boring.
Citation :
« On ne vieillit pas. Avec les années qui passent, beaucoup de gens et de choses finissent par vous apparaître si comiques et dérisoires que vous leur jetez un regard d’enfant. »








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