(1889)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Un narrateur anonyme est invité par Georges, écrivain raté, dans sa maison sur une colline, isolé du monde. Georges est hanté par le ciel qui l’écrase dans ce paysage hostile, mais il est incapable de s’en échapper. Georges, à travers quelques pages écrites va devenir le deuxième narrateur, et il nous expliquera l’histoire de son ami peintre Lucien, un artiste engagé jusqu’à l’extrême dans son art.
Ciel écrasant :
Les narrateurs s’emboîtent dans ce court récit avec développement détonant. Largement inspiré du peintre Van Gogh, le personnage de Lucien, visionnaire, engagé et passionné, contraste avec Georges, plutôt réservé et réaliste. La structure du roman est étrange et surprenante, avec cette mise en abyme des plusieurs narrateurs, mais cela peut laisser une petite sensation d’inachevé. No spoilers, vous verrez. Porté par une narration très fluide, le livre se lit très aisément, alors vous ne le regretterez pas.
Le roman est traversé par une énorme sensation de désespoir. La société, les normes, l’école, la loi, tout pousse l’individu vers le bas. Cependant, ceux qui osent se détacher de la médiocrité pour viser plus haut, n’ont pas forcément un meilleur avenir. Le pessimisme est partout. En tout cas celle-ci est une œuvre plus étrange et moins conventionnelle que ‘Journal d’une femme de chambre’, le travail le plus connu de l’écrivain.
Citation :
« Il faut bien te mettre dans la tête une vérité… un paysage… une figure… un objet quelconque, n’existe pas en soi… Ils n’existent seulement qu’en toi… […] Un paysage, c’est un état de ton esprit, comme la colère, comme l’amour, comme le désespoir… »








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