(1974)
Langue d’origine : Français
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Un homme en quête d’amour et affection vit avec un python de deux mètres, Gros Câlin, qui lui tient compagnie et remplit son vide existentiel, mais qui complique sa recherche d’une vraie relation.
Câlins trop forts :
L’alter ego de Romain Gary, Emile Ajar, crée par la première fois avec ce roman, s’est toujours caractérisé pour un rapport plus quotidien avec des gens plus simples, peu sophistiqués, moins bourgeois. Cela permettait à Romain Gary de s’échapper de l’image un peu étriquée d’écrivain intellectuel, qui visiblement lui pesait de plus en plus.
Gros-Câlin trace le portrait d’une personnage gris qui a des difficultés pour comprendre les codes qui gèrent les relations interpersonnelles. C’est un récit sur l’incapacité à s’adapter à une société qui s’obsède à nous standardiser.
Des moments franchement drôles et un français glorieux (J’ai souligné une myriade de phrases de style incroyables) ne suffisent pas à donner plus de profondeur à ce roman qui a déjà expliqué tout ce qu’il voulait expliquer dans les premières 20/30 pages. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser quelle magnifique petite nouvelle aurait donné ce récit. Cela se lit avec plaisir, mais franchement on n’est pas à la hauteur de son fabuleux roman suivant ‘La vie devant soi’.
Citations :
« Moi aussi j’aurais voulu être quelqu’un d’autre, j’aurais voulu être moi-même »
« Il y a une mortalité terrible chez les sentiments »
« La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres »
« La liberté est un truc particulièrement pénible, car si elle n’existait pas, au moins, on aurait des excuses, on saurait pourquoi »
« Chaque fois que je vois le nombre 1, j’ai envie de l’aider à s’échapper (…) il a constamment à ses trousses, derrière, le zéro qui veut le rattraper, et devant, toute la mafia des grands nombres qui le guettent »








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