Littérature des 5 continents : EuropeSaint-Marin
Littérature Europe Saint-Marin Roberto Monti He, I Say, He

He, I Say, He

Roberto Monti

(Titre original pas connu, 2017)
Traduction : Pas connue.   Langue d’origine : Italien

Ce que raconte cette courte nouvelle :

Pas sûr. C’est une courte logorrhée à la première personne d’un personnage (I, or Je) dont on ne sait pas grande chose, à propos d’un autre personnage (He, or Lui) qui, dans la même situation, aurait pu faire ou dire quelque chose, dans l’optique d’une intervention style zorro qui aurait pu lui donner le dessus.

Stream of consciousness zorro-style :

Si vous êtes en train de faire un challenge de littérature autour de tous les pays du monde, il y a fortes chances que vous tombiez sur ce texte pour cocher la case Saint-Marin. Il n’y a pas trop de littérature disponible d’un auteur Saint-Marinais, et encore moins traduite dans une autre langue que l’italien. ‘He, I say, He’ est une courte nouvelle qui a été traduite à l’anglais par Ariel Zambenedetti, et publiée sur le site The Culture Trip, ici.

Le titre original n’est nulle part indiqué, et le titré anglais semble confus : ‘He, I Say, He’ or ‘A Flash of Black Light’. C’est un double titre ? Il faut choisir ? Pour rajouter à l’étrangeté de cette édition, la nouvelle n’est vraiment pas simple ni facile à lire. Je ne suis absolument pas fan de la narration en stream of consciousness (ou flux de la conscience, où l’on suit en directe la pensée chaotique du narrateur dans un monologue intérieur), mais parfois cela peut être efficace pour plonger dans la psyché du personnage principale. Or, ici, c’est juste le chaos. On imagine que le personnage est un homme de vingt-et-quelques années qui remémore amèrement son enfance, où il aurait rêvé de quelqu’un (He) qui intervienne pour régler toute situation compliquée, probablement avec le costume de Zorro. Mais ce ‘lui’ (He) n’est jamais expliqué. Il se trouve il parle de lui-même ou de la version de lui-même qu’il aurait aimé être. Chi sa ?

J’ai lu la nouvelle deux fois d’affilé car j’avais cru que la première fois j’étais passé à côté. Mais non, la deuxième fois c’était tout aussi chaotique. En comparant le peu de critiques qu’on trouve sur internet, personne n’a pas vraiment saisi de quoi on parle ici, car chaque critique va dans un sens diffèrent. Du coup, lisez à vous risques et périls, mais au moins c’est court et, petit bonus, vous pourrez cocher la case Saint-Marin dans votre challenge de voyage littéraire autour du monde.

0 Comments

Submit a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Vous pourriez aussi aimer

Mon voisin

Mon voisin

Cagliari. Après que son mari l’ait abandonné, une jeune fille reste seule et déprimée avec son petit bébé, dans leur appartement délabré. Tandis qu’elle cherche le meilleur moyen de finir avec ses jours tout en faisant que cela paraisse un accident, elle rencontre l’enfant du voisin, qui se faufile dans son appartement à la moindre opportunité. À travers le garçon elle fait la rencontre de son père, un homme attentionné mais aussi solitaire qu’elle.

read more
Le cimetière de pianos

Le cimetière de pianos

Lisbonne, début du Siècle XXe. Au moment qui s’approche la mort, un homme remémore sa vie, sa femme et ses quatre enfants : Maria, Marta, Simâo et Francisco. Dans l’atelier de menuiserie de la famille une pièce est dédiée à la réparation de pianos. La mystérieuse chambre était remplie à ras bord de vieux pianos abandonnés dont les pièces détachées servaient aux travaux de restauration.

read more
N.N.

N.N.

Hongrie, région de Nyirseg, au début du siècle XXe. Le roman suit le quotidien de N.N. (Nomen Nescio, personne anonyme, sans nom o né sous x) ainsi que le fil de ses souvenirs, marqués pour des images et symboles reliés aux cigales et à leur chant

read more
L’Éducation physique

L’Éducation physique

Espagne, années 90s. Catalina, seize ans, quitte précipitamment la maison de sa copine Silvia suite à une mésaventure. Elle se retrouve sur la route et décide de faire du stop, ce qui sa mère lui à expressément interdit. Le long des trois heures qui suivent, Catalina va retracer toute une existence marquée par le regard masculin, et la peur d’appréhender son propre corps.

read more