(2017)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Un professeur d’histoire canadien essaie de prouver, par l’investigation de sa thèse, que l’assassinat de Kennedy est relié avec la mort de ses deux parents un an avant. Petit à petit il découvre les liens de son père avec les services secrets. Une obscure histoire de conspiration, paranoïa et meurtre se dévoile devant ses yeux.
Théorie de la conspiration :
Un roman sur le complotisme et les théories de la conspiration qui ont inspiré l’assassinat du président Kennedy en 1963 et de son frère et aspirant à président en 1968. La quête de la vérité de cette histoire jamais éclaircie (Personne ne croit à la version officielle de Harvey Oswald comme assassin isolé), nous attrape complètement et une intrigue haletante est déployée avec aisance et maîtrise.
Ce professeur d’université, une espèce d’alter ego de Marc Dugain, est en proie à les plus profondes paranoïas. Il ne fait confiance à personne, et les révélations qui découvrira lui feront craindre pour sa personne et ses proches. Selon ses découvertes, il s’agirait d’une vaste conspiration qui impliquerait des dizaines de victimes collatérales, dont ses parents. Les découvertes de son père, un psychiatre/hypnotiseur qui travaillait avec les survivants des champs de concentration nazi, font que l’étau se resserre sur notre narrateur, au fur et à mesure qu’il découvre la vérité.
L’écrivain est un fin-connaisseur de l’Amérique, comme prouvé spécialement dans ‘La malédiction d’Edgar’ et ‘Avenue des Géants’, deux de ses meilleurs romans, et il adore nous montrer le côté fascinant de l’american dream, mais surtout son côté sombre et lugubre : La mafia, le FBI, la haine de Fidel Castro, la corruption des élites, le pouvoir dans l’ombre des lobbies, et les manigances du pouvoir. Des intrigues délirantes, impliquant des personnages étranges, dont certains très connus comme Marilyn Monroe, se succèdent dans un récit incroyablement bien documenté. On sent que Dugain maitrise totalement son dossier.
Un très bon roman d’intrigue, écrit avec solidité et efficacité, qui se lit avec une facilité désarmante. Il est plein des révélations complotistes qui font froid dans le dos, si seulement un quart de ce qui est évoqué serait vrai. Et, même si parfois j’ai haussé mes sourcils un peu, Dugain m’a franchement bien convaincu de la vérisimilitude de presque toutes ces paranoïas.
Citation :
« Jack comprend que l’œil de l’Amérique, celui qui pèse sur chaque administration, est violemment, profondément réactionnaire. L’Amérique éternelle est là et seulement là, tout le reste n’est que parenthèses, respiration dans une histoire qui est en permanence sous le contrôle des gardiens du temple de la haine. »








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