(1839)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Italie, XIXe siècle. Le jeune aristocrate Fabrice del Dongo vit des jours paisibles dans sa maison au lac de Côme, mais ses rêves de gloire le mènent à joindre l’armée de son héros, Napoléon, pour combattre à Waterloo. Mais l’étoile de Bonaparte décline et après la chute de l’empire, Fabrice sera la cible de soupçons d’espionnage. Sa carrière militaire se complique et il cherchera un chemin dans un ordre religieuse. Caché chez sa tante, son chemin recroisera une femme de son passé dont il tombera éperdument amoureux.
Récit épique avec de la profondeur psychologique :
Dicté à son secrétaire en moins de deux mois, les 500 pages de ‘La chartreuse de Parme’ ne firent pas l’unanimité, ni un succès immédiat. Ce fut Balzac le premier à encenser le chef d’œuvre de Stendhal, et à attirer la lumière sur ce livre unique. Selon Balzac, le roman « ne fatigue pas de descriptions, il court au drame et arrive par un mot, par une réflexion ».
Effectivement, sans épuiser le lecteur à coup de descriptions fastidieuses, ‘La chartreuse de Parme’ est un roman incroyablement dynamique pour l’époque. Rempli des évènements, des rebondissements, de l’action, et aussi des portraits psychologiques de grande profondeur, le roman est peuplé par une multitude de personnages très solides et particuliers. Cette œuvre majeure de Stendhal utilise le prétexte d’un roman épique pour réfléchir sur la place de notre héros face à un monde complexe que le dépasse.
Un des grands classiques de la littérature française, porté par une narration délestée de tout artifice et temps mort, qui développe de façon magistrale la dimension psychologique des personnages, tout en restant sur l’essentiel de son aventure.
Citation :
« Fabrice n’avait nulle envie de conspirer : il aimait Napoléon, et, en sa qualité de noble, se croyait fait pour être plus heureux qu’un autre et trouvait les bourgeois ridicules. Jamais il n’avait ouvert un livre depuis le collège, où il n’avait lu que des livres arrangés par les jésuites. »








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