(1872)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Paris à l’époque de l’ouverture des grands boulevards par le baron Haussmann, sous le deuxième empire. Aristide Rougon, dit Saccard, profitera de l’influence de son frère Eugène Rougon (‘Son excellence Eugène Rougon’), pour trouver une position qui lui permet d’avoir accès aux plans des travaux prévus par Haussmann. Avec ces informations il va spéculer sur les terrains concernés, ce qui va lui permettre d’amasser une bonne fortune.
En parallèle, il se mariera avec la jeune héritière René Beraud, ce qui augmentera sa fortune. L’arrivée du séduisant Maxime, fils du mariage précèdent de Saccard, va compliquer les choses car entre René et Maxime s’établit une attraction à caractère incestueux.
Ambitions immobilières :
‘La curée’ est le deuxième volume de la série Les Rougon-Macquart, centré sur le boom immobilier qui secoua Paris lors des réformes entreprises par le Baron Haussmann.
Le thème principal est le cycle de l’argent dans le marché immobilier. Plus on en a plus on en a besoin. L’argent pourri les individus, et les réduit à la ruine morale et à la dépravation. Aristide ne souhaite qu’une chose, devenir riche, pour ce faire il achètera des terrains qui vont être expropriés par les projets des grands boulevards en lui permettant de dupliquer ses gains. Le côté opaque et illégal des opérations de l’ambitieux Saccard ne sont jamais vraiment remises en question ni pour lui ni pour son entourage, mais la critique que Zola nous fait est implacable et sans appel.
La ‘curée’ est la métaphore que Zola choisit pour représenter tous ces spéculateurs sans scrupules qui se jettent sur les terrains sortis du dépeçage de Paris, tel que chiens de chasse sur les os et les viscères d’un animal chassé. Bien entendu, c’est du Zola, donc le côté sombre et sordide va accompagner tous ces personnages qui n’hésitent pas à embobiner, arnaquer et jouer dans le bord de la légalité avec le seul objectif du profit rapide.
En parallèle, ce triangle amoureux entre le père, le fils et la jeune belle-mère ne manquera pas de créer le scandale par son coté incestueux, ainsi comme par la volupté assumée de ses séquences de séduction. Cette association de l’or et la chair était prévue déjà dans l’ébauche du projet. On retrouvera Aristide Saccard toujours dans des combines et investissements improbables dans ‘L’argent’, le dix-huitième volume de la saga, qui complètera ce cycle de l’argent en plaçant le centre de l’intrigue dans la bourse de Paris.
Citation :
« Lorsqu’il se mettait à la fenêtre et qu’il sentait sous lui le labeur géant de Paris, il lui prenait des envies folles de se jeter d’un bond dans la fournaise, pour y pétrir l’or de ses mains fiévreuses, comme une cire molle. »








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