(The Woman in White, 1861)
Traduction : Emile Daurand Forgues. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Lors d’un déplacement, le jeune professeur d’art Walter Hartright fait la rencontre fortuite d’une mystérieuse dame habillée tout en blanc, à laquelle il va prêter de l’aide. Arrivé à Limmeridge House pour prendre possession de son emploi, il trouve à sa surprise que sa jeune élève Laura Fairlie à une ressemblance incroyable avec la dame en blanc. On apprend que la dame s’est échappée d’un asile pour des malades mentaux.
Un des premiers romans policiers :
Probablement c’est un des premiers romans policiers, axé sur un mystère et une intrigue complexe, qui vont se dérouler à coup de surprises et rebondissements inattendus. Comme dans ‘Pierre de Lune’, l’histoire est narrée par plusieurs témoins directes ou indirectes, qui prennent le costume de narrateur à tour de rôle, ce qui donne une vision polyédrique sur l’enquête, en la faisant beaucoup plus intéressante.
Cela reste un roman à intrigue, certes ; mais c’est quand même de la très bonne littérature, Dû en partie à sa parfaite structure, à ses personnages à la psychologie complexe et bien travaillée, et à cette incroyable intrigue à tiroirs assez inouïe pour l’époque, impliquant des dizaines de personnages, des complots et des machinations à tire-larigot.
Un très bon moment de lecture assez surprenant pour un classique du XIXe siècle, concocté par un des pionniers du thriller.
Citation :
« Le mystère qui préside à la beauté féminine ne nous semble jamais impossible à exprimer jusqu’au jour où celle-ci éveille en nous-mêmes un mystère plus profond encore qui lui fait écho. Alors, et alors seulement, cette beauté échappe aux faibles lumières qui, dans ce monde, peuvent jaillir de notre plume ou de notre pinceau. »








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