(1884)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
À la mort de ses parents, Pauline Quenu (Fille de Lise Macquart, protagoniste de ‘Le ventre de Paris’), 10 ans, est accueillie par son oncle et sa tante, qui habitent dans une maison au bord de la mer en Normandie. Au fur et à mesure qu’elle grandit, Pauline va tomber amoureuse de son cousin Lazare, un jeune frêle dont la santé se dégrade année après année, rongée par l’obsession de maîtriser la mer à son avantage.
La mer et la mort :
‘La Joie de Vivre’ est le douzième volume de la série des Rougon-Macquart.
Ce roman oppose deux personnages : Pauline, solaire, ingénue et pleine de vie, aime Lazare d’un amour pur et profond. Lazare, sombre et faible, tourmenté par ses obsessions et la peur de la mort. Ce couple à qui tout semble opposer, tombe dans un étrange triangle amoureux : Le troisième personnage et la rivale de Pauline est… la mer. Impitoyable, dévastatrice, froide, qui prend tout et donne rien, la mer est un personnage à part entière et la grande antagoniste de ce tableau tragique.
Les personnages sont très marqués, comme d’habitude chez Zola, et les oppositions très fortement recherchées. Malgré son titre, qui fait référence sans doute au côté lumineux de Pauline, le roman, est plutôt sombre et sans espoir (again sans surprise chez Zola). On sent la pourriture morale, le misérabilisme grandissant des parents de Lazare, s’attaquant même à la victime facile qui représente la naïve Pauline.
D’un autre côté, Lazare va investir de plus en plus d’argent, dans des projets pharaoniques visant à maîtriser la mer pour produire un gain (Comme son projet de production des algues). Pauline, amoureuse et docile, va tout accepter, croyant que sa seule lumière pourra éclairer le chemin. Mais sa rivale, la mer, ne parle pas ni le langage de la pitié ni celui de la justice.
Une fenêtre ouverte vers les abimes de l’âme humaine dans encore un autre merveilleux chez d’œuvre de Zola.
Citation :
« Les vagues, de plus en plus grosses, tapaient comme des béliers, l’une après l’autre ; et l’armée en était innombrable, toujours des masses nouvelles se ruaient. De grands dos verdâtres, aux crinières d’écume, moutonnaient à l’infini, se rapprochaient sous une poussée géante ; puis, dans la rage du choc, ces monstres volaient eux-mêmes en poussière d’eau, tombaient en une bouillie blanche, que le flot paraissait boire et remporter. »








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