(Az ellenállás melankóliája, 1989)
Traduction : MJoëlle Dufeuilly. Langue d’origine : Hongrois
DNF (Lecture non finie)
Ce que raconte ce roman :
Après plusieurs années, la soixantenaire Mme Pflaum rentre dans son pays en train, mais la présence de certains passagers la met mal à l’aise. À peine arrivée à la gare, elle voit comment son village a sombré dans la décadence ; et une fois chez elle, c’est la voisine qui la dérange, car Mme Eszter, femme à la moral douteuse, sonne à sa porte avec toute une déferlante de ragots, scandales et vulgarité. Puis Janos Valuska, le fils de Mme Pflaum qu’elle ne voit plus depuis huit ans, veut assister au cirque qui présente la plus grande baleine du monde.
Dès la première phrase j’étais K.O. :
Malgré son côté plombant, j’avais réussi à lire ‘Satantango’ du prix Nobel Hongrois 2025, hélas sans tirer beaucoup de plaisir de lecture, mais là, Krasznahorkai fait monter les enjeux encore d’un cran : ‘La mélancolie de la résistance’ est encore plus intellectuel, beaucoup trop pour mon pauvre cœur de lecteur lambda. Je n’en pouvais plus de ce style ampoulé, alambiqué et aboulique, qui déguisait un récit sans saveur et somme toute, creux. Les phrases sont hyper longues, une logorrhée torrentielle interminable pleine de redondances et digressions banales. Le livre te met en apnée littéraire du départ. Je suis arrivé à 10 par cent pour voir si les thèmes rattrapaient le prétentieux de l’ensemble. Une timide réflexion sociologique intéressante pointait son nez, donc je lui ai autorisé une prolongation jusqu’au 20 percent, qui s’est avérée concluante enfin : Lecture non finie, livre rangé et auteur à ne plus jamais lire.
Comparaison Nobélisante de comptoir : C’est pire encore que Jon Fosse (Prix Nobel Norvégien de 2023), un autre fabricant de romans pour gens intelligents, qui nous faisait aussi passer des vessies interminables par des lanternes littéraires. Il y a plus de cent ans de Nobel à choisir. Cent. Si vous voulez des longues phrases vraiment intéressantes, prenez un Saramago (Prix Nobel Portugais de 1998), style ‘L’année de la mort de Ricardo Reis’ s’il vous plaît. Ou si c’est le challenge littéraire qui vous branche, alors prenez un Vargas Llosa (Prix Nobel Péruvien 2010) bien costaud comme ‘Conversation à la Cathédrale’. Si c’est le côté psychologique et la subtilité, alors ruez-vous sur un recueil d’Alice Munro (Prix Nobel Canadienne 2013) style ‘Trop de bonheur’. Sinon, un García Márquez (Prix Nobel Colombien 1982) très accessible et court, même si triste, est ‘Pas de lettre pour le colonel’. Ou plutôt Deledda (Prix Nobel Italien 1926), Mahfouz (Prix Nobel Égyptien 1988), ou même Ernaux (Prix Nobel Française 2022). Pas Krasznahorkai de grâce. End of rant.
Bref, c’est sans doute génial, mais sans moi. À vous risques et périls.








0 Comments