(1950)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Jean ‘Brasse-Bouillon’, protagoniste de ‘Vipère au poing’ a grandi et est maintenant un jeune homme. Il a vécu quelques années loin de sa mère et de son emprise odieuse. Logé chez Félicien Ladour, un parent éloigné, Jean mène une vie plus paisible avec le soutien d’un foyer aimant dans lequel il se sent épanoui pour la première fois de sa vie. Jean se rapproche de Michelle, la fille ainée, mais le retour de sa mère, la terrible Folcoche, risque de compliquer sa vie à nouveau. Jean réalisera très vite que le seul moyen d’échapper aux manigances de sa mère est de mettre des kilomètres entre eux. Jean débarque à Paris avec l’idée de commencer une vie nouvelle en pleine liberté.
Suite d’une histoire d’haine entre mère et fils :
Deux années après ‘Vipère au poing’ Bazin nous livre la suite des aventures de Jean Razeau, qui a laissé en arrière son enfance, mais continue hanté par le souvenir de cette mère monstrueuse qui a gâché toute sa vie. Le roman prend la structure d’un bildungsroman ou roman d’apprentissage, suivant Jean lors de son passage à l’âge adulte. Navigant entre les méandres d’une nouvelle vie plus libre, Jean est quand même héritier des manières de son éducation bourgeoise, et de l’emprise de sa mère, ce personnage détestable qui a ruiné son enfance à coup de vexations et de manque d’amour.
Le règlement de comptes entre Hervé Bazin et sa mère continue dans ce récit plus ou moins autobiographique, car malgré les années passées, le rapport entre Folcoche et son fils maintenant presque indépendant, sera aussi tordu et sordide. C’est une très belle suite, avec un ton encore plus cynique et sombre que le premier volet. Comme toujours, l’extraordinaire prose de Bazin est relevée et son lexique très recherché, mais cela ne tombe jamais dans la prétention ni fait perdre de vue le côté réaliste de l’œuvre.
Bazin publia plus de vingt ans plus tard, en 1973, une dernière suite, ‘Le cri de la chouette’, où la trilogie des aventures de Jean et la terrible Folcoche toucha à sa fin.
Citation :
« Je vous remercie. Vous m’avez donné l’occasion d’être ce que je n’aurais jamais été si, vous aimant, j’avais aimé tout ce que vous représentez. Heureusement, je ne vous aimais pas. »








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