(2005)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Roman d’anticipation difficile à résumer. Disons qu’un humoriste cynique avec un regard noir sur l’existence et une incapacité pour comprendre les femmes de sa vie, rentre en contact avec une secte, à laquelle il n’y croit pas du tout. Cette secte promet l’avènement d’un home nouveau. Le long du récit, des clones de David nous parlent depuis le futur, pour expliquer la suite de l’humanité.
Neurasthénies diverses :
On va éviter de se lancer dans les controverses des pros ni des contre Houellebecq, car souvent le débat est épuisant car stérile. Souvent on juge la personne et pas l’œuvre, ce qui n’est pas vraiment intéressant d’un point de vue strictement littéraire.
Brièvement. Sous ce fond de roman d’anticipation avec la promesse d’un homme nouveau, ce roman est un condensé de toutes ses neurasthénies : Pessimisme noir qui relève une vision de la société comme un monstre agonisant ; le côté malsain de l’être humain qui réussit malgré tout, le sexe comme à seule vrai lumière dans la vie, mais trop éphémère et insaisissable ; incapacité à voir la femme dans le même plan que l’homme ; La jeunesse contre la décrépitude, etc… Le tout, bien organisé dans une enveloppe plutôt réussie, un livre étrange et perturbateur, porté par son style vulgaire, provocateur et directe, dépourvu complètement de subtilité, que certaines gens détestent et d’autres, dont moi, apprécient. Bonne lecture !
Citation :
« Augmenter les désirs jusqu’à l’insoutenable tout en rendant leur réalisation de plus en plus inaccessible, tel était le principe unique sur lequel reposait la société occidentale. »








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