(The mousetrap, 1952)
Traduction : Pierre-Alain Leleu. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte cette pièce de théâtre :
La pension de famille Monkswell, située dans un ancien manoir éloigné du centre-ville, vient d’ouvrir ses portes. Mollie et Gilles Ralston accueillent les premiers hôtes et le couple s’apprête à les installer dans ses chambres respectives, pendant que dans la radio on parle de l’assassinat d’une femme, Maureen Lyon, qui s’est produit le jour même dans une maison de la ville. La neige n’arrête pas de tomber et très vite ils se retrouvent isolés et renfermés. L’arrivée de l’inspecteur Trotter avec ses skis va mettre la maison en émoi. L’assassin de Maureen Lyon aurait laissé tomber un papier avec l’adresse de la maison d’hôtes Monkswell. L’assassin et ses prochaines victimes pourraient se trouver parmi eux. Tout le monde est suspecté.
Trois souris aveugles :
‘La souricière’ (‘The mousetrap’) tient le record de représentations consécutives au monde. Depuis la première en 1952, la pièce n’a jamais quitté le West-end londonien, au point de devenir une attraction touristique de la ville. Elle totalise environ 30.000 représentations. Initialement la pièce devait s’appeler ‘Three blind mice’ (Trois souris aveugles), qui est le nom de la comptine qui apparait dans la pièce. Cette comptine est associée au crime et rappelle les faits du lointain passé à l’origine des meurtres d’aujourd’hui : Trois jeunes enfants avaient été placés chez un couple qui les avaient gravement maltraités. Un était mort et son frère ou sa sœur chercherait peut-être à se venger.
Parmi les hôtes on retrouve le jeune Christopher Wren, l’exigeante Mme Boyle, le commandant retraité Metcalf, l’étrange jeune femme Miss Caswell et Monsieur Paravinci, un étranger qui arrive à l’improviste, sa voiture coincée par les chutes de neige. Les propriétaires du lieu, Mollie et Gilles Ralston sont un couple récemment marié qui se connaissent relativement peu et qui vont découvrir que chacun garde une partie secrète. Chaque personnage cache quelque chose et tout le monde ment à l’inspecteur, qui devient de plus en plus agacé par leur manque de coopération dans l’enquête.
‘La souricière’ est une pièce intéressante par sa mécanique implacable, mais le ton est légèrement désuet et les portraits psychologiques peuvent sembler un peu démodés et trop coincés. Comme dans toute bonne enquête policière, l’intrigue est la clé de l’histoire au-dessus de toute autre considération. La résolution du crime se produit dans les derniers moments de la pièce. Sans spoiler, un des acteurs est censé souligner après la pièce : « Chers spectateurs, complices du crime, merci d’être venus. Et de ne pas révéler l’identité du meurtrier ».
Pour protéger le secret du dénouement, il est spécifié dans le legs des héritiers d’Agatha Christie, que la pièce est censée ne jamais se publier sur papier ni donner suite à des versions cinématographiques jusqu’à six mois après la dernière représentation. La pièce a été finalement publiée en anglais dans un recueil de pièces de théâtre de l’autrice, mais pour la version cinématographique, vue la longévité de la pièce, il semblerait qu’on peut encore attendre quelques années.
Citation :
“The only people who really know what other people are like are artists—and they don’t know why they know it!”








0 Comments