(Northanger Abbey, 1817)
Traduction : Pierre Arnaud. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Catherine Morland, est une jeune fille assez simple, dont les rêves sont directement sortis des romans gothiques qu’elle lit à longueur de journée. Invité par une de ses connaissances dans un grand manoir, Catherine va plonger dans tout cet univers de mystères et énigmes, réels ou inventés, qui entourent Northanger Abbey.
Quichotte-style :
Un peu comme dans le livre de Cervantes, où Don Quichotte mélangeait des évènements réels avec les histoires qu’il avait lu dans des romans d’aventures, Catherine Morland va mélanger réalité et fiction littéraire.
Un des premiers romans de Jane Austen, et à mon avis probablement le moins intéressant. L’humour et le cynisme sont là, mais au fond, le personnage central, n’est qu’une adolescente simplette un peu pourrie-gâtée qui s’ennuie dans la vie, et se laisse emporter naïvement dans cet univers littéraire des romans gothiques qu’elle dévore. C’est tout. Rien de vraiment profond, l’intrigue est assez fade, la déclaration d’amour à la littérature a peu d’intérêt. Il ne se passe pas grand chose et le peu qui se passe est bien sûr complétement prédictible. Reste la plume vibrante de Austen, mais cette fois au service d’une histoire plate, sans arêtes ni recoins.
Écrit initialement en 1798 et provisoirement nommé « Susan », il sera publié posthumément en 1817.
Citation :
« Trop d’instruction équivaut à une incapacité totale à flatter la vanité des autres, ce qu’une personne intelligente souhaitera toujours éviter. Une femme surtout, si elle a le malheur de savoir quoi que ce soit, devra le dissimuler aussi bien que possible. »








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