(Löwensköldska ringen, 1925)
Traduction: Marthe Metzger. Langue d’origine : Suédois
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Suède, début du XVIIIe siècle. Selon les dernières volontés général Bengt Löwensköld, l’anneau qui lui avait offert le Roi Charles XII en remerciement pour ses fidèles services, sera être enterré avec lui. Mais ce précieux bijou en or couronné par une magnifique agate attire les convoitises, et des voleurs ne tardent pas à roder le cimetière où repose le général. Bard et sa femme se proposent de protéger la tombe des potentiels truands, mais des évènements inexplicables commencent à arriver, et l’anneau passera de main en main à travers les générations, entouré d’une aura de mystère et damnation.
L’anneau maudit :
Première femme à décerner, en 1909, le prix Nobel de Littérature, Selma Lagerlöf publié en 1925, ‘L’anneau des Löwensköld’, premier volet d’une trilogie qui suivra les péripéties de l’anneau du général et la malédiction qui l’entoure. La narration se suit dans ‘Charlotte Löwensköld’ (1925) et ‘Anna Svärd’ (1928), mais ce premier volume peut se lire indépendamment car le récit offre une sorte de clôture.
Ce court roman choral suit le parcours de l’entourage de l’anneau. Le premier voleur et sa famille vivront une sombre existence pleine de mésaventures, ainsi comme les descendants du général et toutes les personnes impliquées. Tous vont vivre les conséquences de la malédiction, car là où l’anneau apparait, le malheur s’épanouit. L’invraisemblable procès des voleurs qui sont censés l’avoir pris est une des scènes clés, surprenante par l’idée absolument aléatoire de la justice à l’époque.
Le roman incorpore quelques bonnes doses de fantaisie qui vont augmenter à fur et à mesure que le récit avance et s’éloigne de son début avec l’anneau confortablement installé sur le doigt du cadavre du général Löwensköld. Plus les années passent plus l’au-delà prendra une place importante dans le récit jusqu’à que… No, je ne spoilerai pas, mais vers dans la toute dernière partie le roman assume son ton mystérieux s’approchant presque de l’ambiance des nouvelles de Edgar Allan Poe.
Hormis l’anneau lui-même, protagoniste absolu, les personnages ne sont pas forcément très marqués, et il manque peut-être une ligne narrative qui structure l’ensemble plus clairement. Belle écriture mais rien d’inoubliable.
Citations :
« Il y avait en elle une apparence de paix et de sérénité comme chez ceux qui ont renoncé à désirer quoi que ce soit pour eux-mêmes.»
« Dis-moi donc, qu’est-ce que je pouvais bien lui raconter ? Qu’à presque quatre-vingts balais, se suis encore obligée de te torcher les fesses ? »








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