(The Warden, 1855)
Traduction : Richard Crevier. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Le révérend Septimus Harding est bénéficiaire d’un revenu par la gestion d’un hôpital caritatif. Ce revenu est remis en question par John Bold, pour tant l’amoureux de la fille de Harding. Selon lui, l’argent devrait répercuter plus sur les vieux pensionnaires de l’hôpital. Suite à une plainte de Bold par détournement d’argent, l’affaire sera menée en justice et débattu sur la place publique grâce à la presse. Septimus Harding lui-même, aura de doutes sur la justice et pertinence de son propre revenu, mais remuer les affaires politiques de l’Église Anglicane va tout compliquer, car les répercussions pourraient secouer l’équilibre économique de l’institution, son prestige et son futur.
Ne touche pas à l’église ! :
‘Le directeur’ est le premier des six épisodes des Chroniques de Barchester.
C’est l’histoire d’un homme honnête qui se trouve, sans le vouloir, au milieu d’une situation délicate et qui en essayant de s’en tirer avec dignité, va se heurter contre toute l’hypocrisie et la corruption du milieu ecclésiastique. Critique acerbe de l’église anglicane et de ses privilèges, ‘The Warden’ est un court roman, très beau et très facile à lire, idéal comme à introduction à l’œuvre de Trollope.
En effet, on retrouve ici toutes les sujets favoris de cet écrivain génial : L’ironie, le sarcasme et la critique de l’hypocrisie et les mœurs corsetés de l’époque. L’intrigue est simple, avec peu d’action et sans rebondissements, mais, comme d’habitude le grand talent de Trollope se déploie particulièrement sur la caractérisation des personnages, toujours très variés, réels et humains.
Citation :
« C’était un homme moral qui, parce qu’il ajoutait foi aux préceptes qu’il enseignait, croyait aussi s’y conformer. »








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