(The Razor’s Edge, 1944)
Traduction : Renée L. Oungre. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Traumatisé pour un accident survenu lors de la première guerre mondiale, Larry va progressivement abandonner ses opportunités de mener une vie rangée et va plutôt essayer de trouver un sens à sa vie. Sa fiancé, Isabel, de son coté, va essayer de s’accrocher à l’argent et sa vie facile et confortable. Mais rien ne sera facile.
Quête de spiritualité :
Avec des échos du ‘Gatsby le Magnifique’ de Fitzgerald, le retour de la guerre du mystérieux Larry Darrell, ne va pas se dérouler comme prévu. Face à la jet set, Larry va faire un blocage de cet univers élitiste. En rejetant toutes les possibilités de se poser et de construire une belle vie bourgeoise avec sa fiancé Isabel, il va partir à Paris où il va essayer de trouver un but à son existence.
Dans son grand roman de maturité, Maugham, comme il avait déjà fait, va devenir lui-même le narrateur et être témoin de tout cet univers de mondanité, et du contraste entre ces deux personnages qui divergent. Isabel va s’accrocher à l’univers matérialiste où l’argent c’est tout, tandis que Larry, de plus en plus idéaliste, en sa quête d’expiation, va expérimenter avec diverses formes de spiritualité (parfois détonantes !). D’autres personnages, dont le mondain Elliot ou le propre narrateur, vont moduler ce contraste, en accentuant les rapports.
Impossible parler de la structure de ce roman sans spoiler, mais, pour parler vaguement, les parcours et les destins des personnages seront reliés avec leurs obsessions.
Citation :
« J’estimais que si un Créateur tout-puissant n’est pas en mesure d’assurer aux êtres de sa création ce qui est indispensable à leur existence matérielle et spirituelle, il ferait mieux de ne pas les créer. »








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