(Der Richter und sein Henker, 1952)
Traduction : Armel Guerne. Langue d’origine : Allemand
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Ulrich Schmied, inspecteur de police, est retrouvé dans sa voiture, mort par une balle. Pour essayer de résoudre ce meurtre, le commissaire Bärlach, un homme vieillissant et atteint d’une maladie incurable, aura besoin de l’aide de Tschanz, un policier beaucoup plus jeune et dynamique. Bärlach et Tschanz mènent une enquête qui ne fait que se compliquer. Les pistes mènent vers Monsieur Gastmann, un homme richissime qui tient des étranges réunions dans sa demeure, près de l’endroit où l’assassinat a été commis.
Ambivalence morale dans un polar ultra-efficace :
L’écrivain suisse Friedrich Dürrenmatt est un spécialiste reconnu du polar psychologique, et cette œuvre est un exemple parfait de sa maîtrise du genre. Cela peut plaire aux fans de polar, car la narration à tiroirs est riche en rebondissements et action, surtout pour un roman très court. Mais cela peut aussi conquérir des lecteurs pas forcément friands des enquêtes, ceux qui, comme moi, sont un peu blasés dès que l’intrigue d’un polar commence à prendre trop de place. Ici le centre de la narration n’est pas l’enquête, mais plutôt l’évolution psychologique des personnages. L’optique de Dürrenmatt se centre toujours sur l’ambiguïté moral et le dilemme existentiel des protagonistes, au-dessus de l’intrigue dans lequel ils sont impliqués.
Le roman entremêle thèmes d’ordre politique, des enjeux internationales, de lutte de classes et de la corruption. Narré avec un style sobre et simple, la mécanique du récit se déroule de façon implacable à un rythme très soutenu. Au fur et à mesure, le livre dévoile ses secrets tout en posant des nouvelles questions avec des nouveaux mystères. La narration avance d’une façon ultra-efficace jusqu’à sa résolution, au point que j’ai lu cela d’un trait en trois heures, en prenant à peine le temps pour respirer. C’est prenant et très classe.
Citation :
« Tu ne me tueras pas. Tu te trompes ! Je suis le seul à te connaître, et donc le seul aussi à pouvoir te juger. »








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