(Hlapec Jernej in njegova pravica, 1907)
Traduction : Sidonie et Josip Jeras. Langue d’origine : Slovène
⭐⭐
Ce que raconte cette nouvelle :
Le valet Barthélemy a travaillé les terres du vieux Sitar et bâti la maison où il vivait. A la mort du maître Sitar, le fils le met à la porte, le chassant du domaine. Le valet considère que la maison et les terres doivent lui revenir car c’est lui qui les a labourés de ses propres mains, et il se tourne vers la justice pour récupérer ce qui est son droit.
La loi des hommes :
Fable philosophique avec réflexion sur le sens de la justice, et la différence entre droit légal et droit morale. La nouvelle est un peu ingénue et assez redondante, avec une lecture morale assez lisse et simple. Barthélémy croit naïvement en la justice au début de l’histoire, sauf que petit à petit il découvre que c’est les hommes qui font la justice, pas Dieu. Et bien sûr, que la justice est organisée pour que les riches gardent ses privilèges.
Au moment d’écrire ce critique (2021), la nouvelle se trouve en français dans le site de la bibliothèque russe et slave, ici.
Citations :
« Toi qui es savant et qui connais les lois, dis-moi ceci ! j’ai travaillé pendant quarante ans, j’ai bâti une maison ; de ma sueur, j’ai engraissé les champs et les prairies ; à qui est tout cela ? »
« Barthélemy, ainsi le veut la loi des hommes : Barthélemy bâtira et quand il aura fini : le maître auprès de l’âtre, Barthélemy à la porte. Barthélemy labourera, sèmera, moissonnera : au maître la moisson et le pain, à Barthélemy la pierre. Barthélemy fauchera et battra, il entassera le foin et la paille et, quand il aura rempli la grange, le grenier et l’étable : le maître sur un lit moelleux, Barthélemy sur la dure route. Le maître et Barthélemy vieilliront : le maître se reposera près du poêle, allumera sa pipe et somnolera agréablement ; Barthélemy se réfugiera derrière l’étable et finira sur le fumier… Voilà la loi des hommes. »








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