(I beati anni del castigo, 1990)
Traduction : Jean-Paul Manganaro. Langue d’origine : Italien
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Suisse à la fin des années 40. Dans un internat haut de gamme, notre jeune narratrice peine à s’intégrer, se plaçant toujours à l’écart des autres. Jusqu’au jour où la mystérieuse Frédérique arrive dans l’établissement. C’est une jeune fille plus âgée et solitaire, qui fascinera notre narratrice, lui montrant qu’on peut être différent et rester fidèle à soi-même. Les deux filles se lient d’amitié.
La vie dans l’internat :
‘Les années bien heureux du châtiment’ est un récit fortement autobiographique qui raconte l’enfance et jeunesse de l’écrivaine dans un établissement réservé à des filles de la haute bourgeoise. Un endroit quelque part sévère où elle trouve peu des possibilités de s’exprimer où d’affirmer sa personnalité. S’inspirant du roman ‘L’institut Benjamenta’ de Robert Walser, cité dans le récit, ce roman d’apprentissage s’attarde sur le quotidien dans l’internat et la personnalité de ses pensionnaires, à un moment où le personnage principal doit grandir, faire face à la société et construire sa personnalité.
Bien que l’écriture soit très belle, l’atmosphère soignée, le sujet intéressant et qu’il y ait un bon travail d’introspection psychologique, je n’ai pas réussi à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire, probablement à cause de la distance et froideur avec lesquelles la narration est abordée. Certains apprécieront cette retenue, mais ce certain détachement narratif peut faire que le lecteur trouve trop lent le rythme du roman, et trop banales les atermoiements de ses jeunes filles. Dans tous les cas ce court roman est très beau et se lit avec facilité.
Citation :
« Les adieux ont des progénitures lointaines et les paysages les recouvrent de broussailles et de poussière. »








0 Comments